L'assemblée générale qui s'est tenue au petit amphi de Livry-Gargan jeudi 10 décembre a rappelé l'urgence de dénoncer la réforme auprès de tous, enseignants, parents d'élèves, simples citoyens.
Il nous faut inventer des mots et des phrases plus limpides pour que chacun-e prenne la mesure de l'ampleur des dégâts qu'entrainera cette réforme si elle entre en vigueur.
En conséquence,
- Un bon nombre de participants ont déclaré qu'ils seraient en grève active mardi , présents à l'IUFM afin d'informer et de mobiliser.
-RDV a été pris pour mardi 10H afin de débattre, écrire, afficher, interpeller toutes les personnes présentes à l'IUFM (PE1 et 2, NT1, enseignants en formation continue, formateurs, personnel BIATOSS).
-L'après-midi préparation de la manifestation; apportez vos instruments de musique, slogans, gilets jaunes et toute votre imagination.
-D'autres actions ont été évoquées (passage dans les établissemenents scolaires de Livry, Clichy; distribution de tracts auprès des parents...) mais ne seront possibles que si nous sommes nombreux.
-On se retrouvera à la manifestation avec les autres IUFM d'ile de France à 17h,
pour un parcours de Jussieu à la Sorbonne
MOBILISONS-NOUS TOUS ENSEMBLE MARDI15 DECEMBRE,POUR REPARTIR DE PLUS BELLE EN 2010
NOUS N'AVONS PAS LE DROIT D'ABANDONNER CE COMBAT!
Nous ne sommes pas seuls: les IUFM sont mobilisés plus que jamais pour cette journée: des actions sont prévues partout en France.
dimanche 13 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
EDUCATION EN DANGER : UN COLLECTIF 93 " DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE" POUR FEDERER LES MOBILISATIONS
Les services publics en général, le service public d’éducation et de la recherche en particulier, de la Maternelle à l’Université, subissent des attaques sans précédent.
De nombreux mouvements de protestation, parfois massifs, se sont développés ces derniers temps (défense des RASED, de la formation des enseignants, du CNRS, des enseignants-chercheurs, des personnels BIATOSS …) sans parvenir à faire reculer le gouvernement.
En Seine-Saint-Denis, ce constat a amené des personnes travaillant dans l’Education nationale à se réunir dès septembre 2009 pour tenter de réagir ensemble. Les trois rencontres qui se sont tenues ont permis de réunir des instituteurs et professeurs d’écoles maternelles et élémentaires, des directeurs d’école, des conseillers pédagogiques, des maîtres formateurs, des professeurs d’IUFM et d’IUT, des enseignants-chercheurs, des personnels non enseignants d’université (BIATOSS), des professeurs des écoles stagiaires.
Nous avons tous à cœur d'affirmer notre détermination à continuer de résister à l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
Nous faisons l’analyse que les mouvements précédents n’ont pas atteint leurs objectifs car les mobilisations passées, dispersées au lieu d’être fédérées, ont été insuffisantes : c’est en développant les convergences entre les mouvements à venir, en y associant les parents d’élèves et l’ensemble des citoyens attachées à l’Ecole républicaine que nous parviendrons à être entendus.
De la Maternelle à l’Université, les mesures gouvernementales présentent en effet de nombreux points communs :
- réduction de postes : suppression des postes d’enseignants spécialisés prenant en charge les élèves en difficulté (RASED), non remplacement des enseignants absents, postes vacants, suppression de l’année de formation rémunérée des nouveaux enseignants, accroissement des effectifs par classe, réduction des horaires d’enseignement, postes aux concours en nombre insuffisant …
- remise en question du statut de fonctionnaires par le recrutement de personnel vacataires et précarisation du travail, la loi sur la mobilité des fonctionnaires,
- limitation du droit de grève en raison de l’obligation d’une déclaration plusieurs jours auparavant,
- mépris pour la qualité de l’enseignement : utilisation d’étudiants comme enseignants placés en pleine responsabilité devant élèves, destruction de la formation initiale et continue des enseignants,
- volonté de transformer l’école en un lieu qui forme des exécutants dociles plutôt que des citoyens aptes à faire preuve d’esprit critique : programmes scolaires 2008 qui sous-entendent que les élèves doivent apprendre sans comprendre, suppression des IUFM qui développent une pensée critique sur les pratiques professionnelles et encouragent la liberté et l’innovation pédagogiques, suppression de l’histoire-géographie en tant que discipline obligatoire en terminale S,
- mise en concurrence des salariés, des établissements scolaires et universitaires, des élèves : bourses d’étude, promotions ou primes attribuées au mérite, processus d’évaluation individuelle (entretiens personnels), suppression de la carte scolaire.
Pour dégager des perspectives, définir des modalités d’action communes, proposer des projets alternatifs, il faut que les personnels de l’Education Nationale de toutes catégories et que les citoyens se rencontrent.
Le lancement d’un large débat public et civique autour de l’avenir de l’école et, si besoin, comme à la poste, la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public de l’Education peuvent ouvrir des perspectives.
L’UNITÉ DE LA GRÈVE DU 24 NOVEMBRE ET DE LA JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION DU 15 DECEMBRE DOIT TROUVER SES PROLONGEMENTS DANS D’AUTRES ACTIONS COMMUNES, DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ !
Nous ne partons pas de rien. Les luttes passées, les coordinations, la Ronde infinie des Obstinés ont d’ores et déjà permis de tisser des liens importants entre des catégories de personnel qui n’avaient pas l’occasion de se rencontrer jusqu’alors.
REJOIGNEZ-NOUS
PROCHAINE REUNION : VENDREDI 8 JANVIER à 18h30 à la Bourse du Travail de Bobigny
Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université ». Contact : matuni93@yahoo.fr
De nombreux mouvements de protestation, parfois massifs, se sont développés ces derniers temps (défense des RASED, de la formation des enseignants, du CNRS, des enseignants-chercheurs, des personnels BIATOSS …) sans parvenir à faire reculer le gouvernement.
En Seine-Saint-Denis, ce constat a amené des personnes travaillant dans l’Education nationale à se réunir dès septembre 2009 pour tenter de réagir ensemble. Les trois rencontres qui se sont tenues ont permis de réunir des instituteurs et professeurs d’écoles maternelles et élémentaires, des directeurs d’école, des conseillers pédagogiques, des maîtres formateurs, des professeurs d’IUFM et d’IUT, des enseignants-chercheurs, des personnels non enseignants d’université (BIATOSS), des professeurs des écoles stagiaires.
Nous avons tous à cœur d'affirmer notre détermination à continuer de résister à l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
Nous faisons l’analyse que les mouvements précédents n’ont pas atteint leurs objectifs car les mobilisations passées, dispersées au lieu d’être fédérées, ont été insuffisantes : c’est en développant les convergences entre les mouvements à venir, en y associant les parents d’élèves et l’ensemble des citoyens attachées à l’Ecole républicaine que nous parviendrons à être entendus.
De la Maternelle à l’Université, les mesures gouvernementales présentent en effet de nombreux points communs :
- réduction de postes : suppression des postes d’enseignants spécialisés prenant en charge les élèves en difficulté (RASED), non remplacement des enseignants absents, postes vacants, suppression de l’année de formation rémunérée des nouveaux enseignants, accroissement des effectifs par classe, réduction des horaires d’enseignement, postes aux concours en nombre insuffisant …
- remise en question du statut de fonctionnaires par le recrutement de personnel vacataires et précarisation du travail, la loi sur la mobilité des fonctionnaires,
- limitation du droit de grève en raison de l’obligation d’une déclaration plusieurs jours auparavant,
- mépris pour la qualité de l’enseignement : utilisation d’étudiants comme enseignants placés en pleine responsabilité devant élèves, destruction de la formation initiale et continue des enseignants,
- volonté de transformer l’école en un lieu qui forme des exécutants dociles plutôt que des citoyens aptes à faire preuve d’esprit critique : programmes scolaires 2008 qui sous-entendent que les élèves doivent apprendre sans comprendre, suppression des IUFM qui développent une pensée critique sur les pratiques professionnelles et encouragent la liberté et l’innovation pédagogiques, suppression de l’histoire-géographie en tant que discipline obligatoire en terminale S,
- mise en concurrence des salariés, des établissements scolaires et universitaires, des élèves : bourses d’étude, promotions ou primes attribuées au mérite, processus d’évaluation individuelle (entretiens personnels), suppression de la carte scolaire.
Pour dégager des perspectives, définir des modalités d’action communes, proposer des projets alternatifs, il faut que les personnels de l’Education Nationale de toutes catégories et que les citoyens se rencontrent.
Le lancement d’un large débat public et civique autour de l’avenir de l’école et, si besoin, comme à la poste, la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public de l’Education peuvent ouvrir des perspectives.
L’UNITÉ DE LA GRÈVE DU 24 NOVEMBRE ET DE LA JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION DU 15 DECEMBRE DOIT TROUVER SES PROLONGEMENTS DANS D’AUTRES ACTIONS COMMUNES, DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ !
Nous ne partons pas de rien. Les luttes passées, les coordinations, la Ronde infinie des Obstinés ont d’ores et déjà permis de tisser des liens importants entre des catégories de personnel qui n’avaient pas l’occasion de se rencontrer jusqu’alors.
REJOIGNEZ-NOUS
PROCHAINE REUNION : VENDREDI 8 JANVIER à 18h30 à la Bourse du Travail de Bobigny
Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université ». Contact : matuni93@yahoo.fr
samedi 5 décembre 2009
Alertez les bébés !
Si nous n’obtenons pas le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, les élèves seront confiés à des étudiants et à des enseignants sans formation professionnelle.
Le rejet de cette prétendue réforme est désormais unanime.
Tous les syndicats, de la Maternelle à l’Université, les parents d’élèves de la FCPE, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL et de la FIDL exigent du gouvernement l’abrogation des décrets et organisent pour l’obtenir une
journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre.
Même la Conférence des Directeurs d’IUFM (pourtant nommés par le gouvernement !), la Conférence des Présidents d’Université et le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ont condamné les projets gouvernementaux.
Plusieurs directeurs d’IUFM se joignent à la mobilisation en banalisant des journées de cours pour alerter l’opinion publique (le directeur de l’IUFM de Créteil a refusé de le faire !).
Pour faire le point de la situation,
Pour préparer la mobilisation du 15 décembre,
NT1, titulaires en formation continue,
PE1, PE2, ATOSS, formateurs IUFM
TOUS A L’AG
Jeudi 10 décembre
de 11h30 à 13h dans le petit amphi
dimanche 22 novembre 2009
TOUS EN GREVE ! TOUS A LA MANIF !
Compte rendu de l’AG de Livry-Gargan du 20 novembre 2009
L’AG, qui a réuni plus de 50 personnes, a examiné les dernières décisions de Châtel et Pécresse et constaté qu’elles aggravaient encore la situation :
- les ECTS attribués aux PE1 recalés ne leur serviront pas à grand-chose puisqu’il n’y aura pas de master « métiers de l’enseignement » : dans quel master 2 pourront-ils s’inscrire pour pouvoir retenter leur chance ? De plus, l’absence de ces masters signe l’arrêt de mort des IUFM.
- Par ailleurs, les textes ministériels précisent à deux reprises que les stages en responsabilité seront proposés « en priorité » aux étudiants de master 2 préparant les concours d’enseignement. Il faut en conclure que les étudiants ne se destinant pas à l’enseignement se verront aussi proposer ces stages, mieux rémunérés qu’un job à Mc Do (3000 euros les 108h). Le ministère est tout à fait indifférent à la qualité de l’enseignement qui sera dispensé dans les classes confiées à des étudiants n’ayant reçu aucune formation professionnelle et dont une partie n’aura même pas l’intention de devenir prof !
Ces décisions ministérielles catastrophiques ont suscité un rejet quasi unanime qui crée les conditions d’une réaction unitaire de grande ampleur, de la Maternelle à l’Université : après la Conférence des Directeurs d’IUFM, la prétendue réforme du gouvernement a été rejetée par la Conférence des Présidents d’Université et par toutes les organisations (CGT, SUD, FSU, UNSA, CFDT, CFTC, FO, UNEF, FCPE …)
L’AG a décidé de tout mettre en œuvre pour assurer le succès de la grève et de la manif de mardi 24 novembre, journée de mobilisation qui doit en appeler d’autres.
La pétition, décidée par l’AG précédente, a été lancée sitôt l’AG achevée.
Rendez-vous retenus :
Lundi 23 novembre :
- de 8h à 8h30 : faire signer la pétition à l’entrée
- faire signer la pétition dans les groupes de PE1 et PE2
- de 11h30 à 13h : faire signer la pétition à la cafétéria, dans le hall, au réfectoire, dans les patios.
Mardi 24 novembre :
- rendez-vous de la manif : 14h30 au métro Port Royal, au début du boulevard du Montparnasse, côté gauche
- Prévoir gilet jaune fluo, objets sonores, affichettes à fixer sur les gilets avec slogan genre « Non à la casse de la formation des enseignants » + IUFM de Livry-Gargan
- le cortège des IUFM d’Ile-de-France s’effectuera derrière la banderole de la Coordination Nationale Formation des Enseignants
POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT, CETTE JOURNEE N’Y SUFFIRA PAS.
MAIS POUR QUE CETTE JOURNEE EN ENTRAINE D’AUTRES,
IL FAUT DEJA REUSSIR CELLE-CI !
L’AG, qui a réuni plus de 50 personnes, a examiné les dernières décisions de Châtel et Pécresse et constaté qu’elles aggravaient encore la situation :
- les ECTS attribués aux PE1 recalés ne leur serviront pas à grand-chose puisqu’il n’y aura pas de master « métiers de l’enseignement » : dans quel master 2 pourront-ils s’inscrire pour pouvoir retenter leur chance ? De plus, l’absence de ces masters signe l’arrêt de mort des IUFM.
- Par ailleurs, les textes ministériels précisent à deux reprises que les stages en responsabilité seront proposés « en priorité » aux étudiants de master 2 préparant les concours d’enseignement. Il faut en conclure que les étudiants ne se destinant pas à l’enseignement se verront aussi proposer ces stages, mieux rémunérés qu’un job à Mc Do (3000 euros les 108h). Le ministère est tout à fait indifférent à la qualité de l’enseignement qui sera dispensé dans les classes confiées à des étudiants n’ayant reçu aucune formation professionnelle et dont une partie n’aura même pas l’intention de devenir prof !
Ces décisions ministérielles catastrophiques ont suscité un rejet quasi unanime qui crée les conditions d’une réaction unitaire de grande ampleur, de la Maternelle à l’Université : après la Conférence des Directeurs d’IUFM, la prétendue réforme du gouvernement a été rejetée par la Conférence des Présidents d’Université et par toutes les organisations (CGT, SUD, FSU, UNSA, CFDT, CFTC, FO, UNEF, FCPE …)
L’AG a décidé de tout mettre en œuvre pour assurer le succès de la grève et de la manif de mardi 24 novembre, journée de mobilisation qui doit en appeler d’autres.
La pétition, décidée par l’AG précédente, a été lancée sitôt l’AG achevée.
Rendez-vous retenus :
Lundi 23 novembre :
- de 8h à 8h30 : faire signer la pétition à l’entrée
- faire signer la pétition dans les groupes de PE1 et PE2
- de 11h30 à 13h : faire signer la pétition à la cafétéria, dans le hall, au réfectoire, dans les patios.
Mardi 24 novembre :
- rendez-vous de la manif : 14h30 au métro Port Royal, au début du boulevard du Montparnasse, côté gauche
- Prévoir gilet jaune fluo, objets sonores, affichettes à fixer sur les gilets avec slogan genre « Non à la casse de la formation des enseignants » + IUFM de Livry-Gargan
- le cortège des IUFM d’Ile-de-France s’effectuera derrière la banderole de la Coordination Nationale Formation des Enseignants
POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT, CETTE JOURNEE N’Y SUFFIRA PAS.
MAIS POUR QUE CETTE JOURNEE EN ENTRAINE D’AUTRES,
IL FAUT DEJA REUSSIR CELLE-CI !
jeudi 19 novembre 2009
Opération "IUFM désert" le 24 novembre
TOUS EN GREVE !
TOUS A LA MANIF !
Vous trouverez ci-dessous quelques extraits du communiqué de la Conférence des directeurs d’IUFM - pourtant nommés par le ministère - suite aux déclarations des deux ministres Pécresse et Chatel du 13 novembre :
- « une parodie de concertation »
- « consternation face aux propositions des deux ministres »
- « une réforme qui sacrifie les futurs enseignants »
- « ahurissant »
- « la polyvalence des professeurs des écoles est sacrifiée »
- « le texte ignore l’idée qu’enseigner est un métier qui s’apprend »
- « cette réforme transforme la formation des enseignants de notre pays en un véritable champ de ruines »
- « cette réforme n’est pas acceptable »
La réforme fait désormais la quasi-unanimité contre elle : le Conseil National de l’Enseignement Supérieur (Cneser) l’a rejetée le 16 novembre suite au vote des organisations suivantes : SNESup, UNEF, UNSA, CFDT, SGEN-CFDT, SUD-Education, CFTC, Autonome, FCPE. La FSU et la CGT réclament aussi l’abandon de cette réforme.
La grève et la manifestation du 24 novembre peuvent être l’occasion de relancer la mobilisation, de la Maternelle à l’Université, pour enfin obtenir l’abrogation des décrets et circulaires qui concernent cette réforme.
Pour préparer la grève et la manif,
SOYONS NOMBREUX A L’AG PE1, PE2, PIUFM, ATOSS
VENDREDI 20 NOVEMBRE à11h30, dans le petit ou grand amphi.
Rendez-vous de la manif du 24 novembre : 14h30 à Port-Royal
TOUS A LA MANIF !
Vous trouverez ci-dessous quelques extraits du communiqué de la Conférence des directeurs d’IUFM - pourtant nommés par le ministère - suite aux déclarations des deux ministres Pécresse et Chatel du 13 novembre :
- « une parodie de concertation »
- « consternation face aux propositions des deux ministres »
- « une réforme qui sacrifie les futurs enseignants »
- « ahurissant »
- « la polyvalence des professeurs des écoles est sacrifiée »
- « le texte ignore l’idée qu’enseigner est un métier qui s’apprend »
- « cette réforme transforme la formation des enseignants de notre pays en un véritable champ de ruines »
- « cette réforme n’est pas acceptable »
La réforme fait désormais la quasi-unanimité contre elle : le Conseil National de l’Enseignement Supérieur (Cneser) l’a rejetée le 16 novembre suite au vote des organisations suivantes : SNESup, UNEF, UNSA, CFDT, SGEN-CFDT, SUD-Education, CFTC, Autonome, FCPE. La FSU et la CGT réclament aussi l’abandon de cette réforme.
La grève et la manifestation du 24 novembre peuvent être l’occasion de relancer la mobilisation, de la Maternelle à l’Université, pour enfin obtenir l’abrogation des décrets et circulaires qui concernent cette réforme.
Pour préparer la grève et la manif,
SOYONS NOMBREUX A L’AG PE1, PE2, PIUFM, ATOSS
VENDREDI 20 NOVEMBRE à11h30, dans le petit ou grand amphi.
Rendez-vous de la manif du 24 novembre : 14h30 à Port-Royal
A propos des ECTS
Propositions adoptées par l’Assemblée Générale des formateurs de Livry-Gargan
le 9 novembre 2009
L’Assemblée générale réaffirme son opposition totale à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Elle exige l’abrogation des décrets et se réjouit que la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants, la Coordination Nationale des Universités, la FSU, Sud, la CGT et l’UNEF aient adopté la même revendication.
L’Assemblée Générale considère que pouvoir repasser le concours l’an prochain en cas d’échec doit rester un droit sans condition, comme c’était le cas jusqu’à présent.
Il n’est pas acceptable que l’assiduité aux cours ou des notes obtenues en cours de préparation d’un concours puissent être pénalisantes.
Elle appelle en conséquence les formateurs à ne remettre à l’administration ni notes ni feuilles d’émargement car elles pourraient nuire aux PE1.
De surcroît, les formateurs réunis se refusent à imaginer des dispositifs d’évaluation visant à valider « tout ou partie » des 60 ECTS constitutifs d’un M1. En effet, celui-ci n’existe pas, il n’a pas d’architecture et le découpage en ECTS n’est pas défini.
De plus, la composition de la commission d’évaluation finale n’est pas connue, ni les critères sur lesquels elle s’appuiera.
En l’état, l’Assemblée Générale propose à l’ensemble des formateurs de ne pas organiser les épreuves spécifiques que l’Administration souhaite mettre en place en décembre.
Enfin, si validation de M1 il devait y avoir, cette validation ne concernerait que les PE1 non admissibles au concours : il serait toujours possible de faire une évaluation après les résultats de l’admissibilité
le 9 novembre 2009
L’Assemblée générale réaffirme son opposition totale à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Elle exige l’abrogation des décrets et se réjouit que la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants, la Coordination Nationale des Universités, la FSU, Sud, la CGT et l’UNEF aient adopté la même revendication.
L’Assemblée Générale considère que pouvoir repasser le concours l’an prochain en cas d’échec doit rester un droit sans condition, comme c’était le cas jusqu’à présent.
Il n’est pas acceptable que l’assiduité aux cours ou des notes obtenues en cours de préparation d’un concours puissent être pénalisantes.
Elle appelle en conséquence les formateurs à ne remettre à l’administration ni notes ni feuilles d’émargement car elles pourraient nuire aux PE1.
De surcroît, les formateurs réunis se refusent à imaginer des dispositifs d’évaluation visant à valider « tout ou partie » des 60 ECTS constitutifs d’un M1. En effet, celui-ci n’existe pas, il n’a pas d’architecture et le découpage en ECTS n’est pas défini.
De plus, la composition de la commission d’évaluation finale n’est pas connue, ni les critères sur lesquels elle s’appuiera.
En l’état, l’Assemblée Générale propose à l’ensemble des formateurs de ne pas organiser les épreuves spécifiques que l’Administration souhaite mettre en place en décembre.
Enfin, si validation de M1 il devait y avoir, cette validation ne concernerait que les PE1 non admissibles au concours : il serait toujours possible de faire une évaluation après les résultats de l’admissibilité
mardi 3 novembre 2009
MOTION DE LA 5ème COORDINATION NATIONALE DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS
La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d'État. Le désengagement de l'État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l'Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d'État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l'Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l'unanimité.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d'État. Le désengagement de l'État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l'Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d'État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l'Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l'unanimité.
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