jeudi 25 juin 2009

Mobilisation dès la rentrée !

A l'issue d'un vote à bulletin secret auquel près de 70 % d'entre eux ont participé, les formateurs du site I.U.F.M. de Livry-Gargan (93) ont décidé à 70 % de transformer le conseil des formateurs de la rentrée en Assemblée Générale.

Entre 80 et 90 % des formateurs rejettent les mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants, la loi LRU et l'attitude du gouvernement face au mouvement de contestation de ses réformes.

Voir le détail des résultats ci-dessous.


Nombre d'électeurs inscrits (hors IMF et DEA) : 89
Nombre de votants : 61
Taux de participation : 68,5 %


1. Etes-vous favorable à la transformation du conseil des formateurs de rentrée en Assemblée Générale pour faire le point sur la mise en place de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants et sur l'éventuelle nécessité de continuer à s'y opposer ?

OUI : 43 voix (70,49 %)

NON : 17 voix (27,86 %)

Blanc : 1 voix (1,64 %)



2. Etes-vous pour ou contre le projet de réforme du recrutement et de la formation des enseignants présenté par le Gouvernement (masterisation) ?

POUR : 4 voix (6,55%)

CONTRE : 54 voix (88,52 %)

Blanc : 3 voix (4,92 %)


3. Etes-vous pour ou contre la loi LRU ?

POUR : 2 voix (3,28 %)

CONTRE : 49 voix (80,32 %)

Blanc : 10 voix (16,39 %)


4. Pensez-vous que le gouvernement a apporté des réponses satisfaisantes aux revendications portées depuis 15 semaines par les universitaires ?

OUI : 1 voix (1,64 %)

NON : 53 voix (86,88 %)

Blanc : 7 voix (11,47 %)

mardi 23 juin 2009

FETE DE L'I.U.F.M. DE LIVRY EN LUTTE !

5 mois d'une belle lutte obstinée, dynamique, inventive, tolérante, démocratique, rythmique, colorée et unitaire contre des mesures gouvernementales inacceptables, ça se fête !

Une lutte qui se poursuit ces jours-ci (motions proposées dans les jurys des épreuves orales du CERPE, appel des DEA, PEMF et PIUFM aux conseils des maîtres du 93) et qui reprendra dès la rentrée, ça se fête !

Retrouvons-nous tous ensemble

Mardi 30 juin de 19h à 23h à l'I.U.F.M.

pour célébrer une mobilisation historique ... dont on n'a pas encore vu le bout !

Tenue de soirée jaune fluo et instruments de musique exigés.

Chacun amène à boire et à manger.

Proposez vos idées !

mardi 16 juin 2009

Motion présentée aux jurys des épreuves orales du C.E.R.P.E.

« Sauvons la formation et les concours de recrutement des enseignants ! »

Nous, membres des jurys du CRPE de la session 2009, tenons à exprimer solennellement notre indignation devant la façon dont est géré le dossier de la réforme des concours et notre opposition à la promulgation des décrets qui court-circuiterait le travail de concertation pourtant annoncé par le gouvernement.
En dépit de l’opposition de la communauté universitaire et d’acteurs de l’Education Nationale, et sans tenir compte des instances de travail et de consultations qu’il a lui-même instituées, le Ministère de l’Education Nationale cherche à imposer ses projets de décrets, soumis au vote du Comité technique paritaire du Ministère de l’éducation nationale (CTPMEN) du 27 mai, alors même que les groupes de travail et la commission Marois-Filâtre ont à peine commencé leurs travaux et n’ont pas rendu leurs conclusions.
Nous nous associons à la dénonciation de ce passage en force qui a d’ailleurs conduit la Conférence des Présidents d’Université, la Conférence des Directeurs d’IUFM, de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à refuser dans ces conditions de siéger à la commission Marois-Filâtre.
Comme l’ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, nous pensons que toute refonte des concours doit être arrêtée à l’issue d’une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants et l’abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation ». C’est pourquoi nous demandons le maintien pour l’année 2010 des recrutements et des formations des enseignants dans leurs dispositions actuelles.
Nous tenons également à rappeler quelques principes qui sont, selon nous, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :
· le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c’est le cas actuellement d’enseignants du primaire et du secondaire, d’enseignants et d’enseignants chercheurs des IUFM et de membres des corps d’inspection.
· les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d’État) et pour leur assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle l’année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue. En effet, les « stages » prévus pendant les deux années des « masters enseignement » ne sont nullement à même de compenser les effets néfastes de cette suppression – ou de sa réduction à une décharge symbolique lors de la première année d’exercice.

En tant que membres du jury du CRPE soucieux de l’intérêt des candidats, des futurs enseignants et des élèves, notre responsabilité est en tout premier lieu d’assurer, dans les meilleures conditions d’équité possibles, un concours d’un niveau élevé, fondement de la légitimité scientifique et professionnelle des lauréats et de la qualité du service public d’enseignement.
Ce texte a été adopté par les membres suivants du jury du CRPE de Paris
Appel
de l’assemblée des maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis

aux conseils de maîtres
des écoles maternelles et élémentaires du département :

Opposons-nous à la casse de la formation des enseignants !

Pas de formation initiale avant le concours.

Si les mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants étaient mises en œuvre, il faudrait, dès la rentrée 2010, être titulaire d’un master 2 (bac + 5) pour pouvoir se présenter aux concours des 1er et 2ème degrés.
Aux yeux du gouvernement, le cursus universitaire conduisant au master tiendrait lieu de formation initiale. Pourtant, n’importe quel master donnerait accès au concours, même obtenu dans des disciplines non enseignées à l’école, même dépourvu de dimension professionnelle. Ainsi par exemple, un titulaire d’un master de droit constitutionnel pourrait se présenter et réussir le concours. De plus, les « stages » qui seraient proposés dans certains masters ne seraient ni obligatoires ni en nombre suffisant (50 000 prévus en master 2 pour 150 000 candidats) et leur durée pourrait être inférieure à 108 heures.

Ainsi de nombreux candidats aux concours n’auraient jamais effectué le moindre stage dans des classes avant de se présenter aux épreuves.

Disparition de la formation initiale après le concours.

La réforme prévoit de supprimer l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours (PE2), année au cours de laquelle alternent cours en I.U.F.M. et stages dans les trois cycles de l’école.
A l’avenir, si la réforme était appliquée, les lauréats des concours seraient directement affectés pour l’année dans une classe. Ils en seraient juste soustraits une journée par semaine pour bénéficier d’un « tutorat » qui tiendrait lieu de formation continue dont on ignore s’il serait pris en charge par des P.E.M.F., des M.A.T. ou le collègue de la classe voisine. Ce jour-là, ils seraient remplacés dans leur classe par un ou plusieurs étudiants inscrits en master. Dans des communes de Seine-Saint-Denis où certaines écoles comptent actuellement 30 % de NT1, on peut avoir des inquiétudes quant à la qualité de l’enseignement dispensé et au bon fonctionnement de ces écoles.

Fin de la formation continue sur le temps de travail.

La disparition des PE2, dont les stages dans une classe permettent actuellement au titulaire de suivre un stage de formation continue, conduirait l’administration à programmer les futurs stages durant le temps libre des enseignants, stages qui par conséquent cesseraient d’être rémunérés. De surcroît, avec la fin des I.U.F.M., cette formation continue serait totalement à la charge de l’Inspection académique et des Inspections de circonscription.

Risque de fermeture du centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan.

La réforme prévue par le gouvernement vise la disparition des I.U.F.M. puisque la pseudo-formation initiale des enseignants et la préparation aux concours passeraient sous l’égide des Universités tandis que la formation continue passerait sous celle des Inspections académiques. Du reste, l’existence des I.U.F.M. n’est évoquée dans aucun projet de décret. Le gouvernement veut ainsi faire disparaître des lieux de formation à l’analyse critique des pratiques d’enseignement dégagés de la tutelle directe de l’employeur. Si dans la plupart des départements de France, les Universités prévoient de localiser des masters « métiers de l’enseignement » et des préparations aux concours dans des sites actuellement I.U.F.M., en Seine-Saint-Denis, le site de Livry-Gargan est jugé trop inaccessible par l’Université intégratrice (Paris 12) et par les Universités du département (Paris 8 et 13). La fermeture du site est à craindre même si les présidents de P 8 et 12 affirment ne pas pouvoir provisoirement se passer de ces locaux. Avec la fermeture du site de Livry-Gargan, disparaîtraient le réseau constitué par les formateurs de toutes catégories (PIUFM, IMF, CPC, IEN, DEA) et l’ensemble des écoles du département ainsi qu’un lieu où se rencontrent des enseignants de toutes générations et en provenance de tout le territoire départemental.

La masterisation permet de remettre en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat.

La réforme prévoit de développer des masters « métiers de l’enseignement ». Ce faisant, pour la première fois en France, existeraient sur le marché du travail des personnes titulaires d’un diplôme d’enseignant, indépendamment de la réussite à un concours de recrutement. En cas d’échec au concours, ces personnes (nombreuses compte tenu de la diminution du nombre de postes au concours) constitueraient un vivier dans lequel l’administration pourrait recruter des enseignants non fonctionnaires de statut précaire, moins payés et placés directement sous la coupe d’un chef d’établissement (les directeurs des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire) qui les recruterait, les évaluerait et éventuellement mettrait un terme à leur contrat. Le recours aux vacataires qui est encore une exception dans l’Education nationale deviendrait la norme.
Ce nouveau dispositif de recrutement des enseignants concurrencerait le dispositif actuel sur concours et conduiraient à terme à sa suppression.

La rupture des principes républicains d’égalité et de laïcité.

La dévolution de la « formation initiale » des enseignants aux Universités, y compris aux Universités catholiques dont les grades et diplômes viennent de se voir reconnaître par l’Etat français, mettrait un terme au cadrage national par l’Etat de la formation des enseignants de l’Ecole publique, républicaine et laïque. En effet, dans le cadre de leur autonomie, les Universités ont une totale liberté dans la conception des masters.
A l’heure actuelle, si les cursus universitaires suivis par les candidats du concours sont très divers, l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite au concours garantit une formation commune, les respects des principes républicains par tous les futurs enseignants, un enseignement comparable sur tout le territoire national et un égal accès des élèves à la connaissance.
A l’inverse, les mesures gouvernementales visent l’éclatement de la fonction publique d’Etat de l’Education et l’abandon des idéaux républicains d’égalité.


On peut légitimement penser que la formation des enseignants doit être améliorée, allongée, mieux adossée à la recherche, reconnue par l’attribution d’un master, que le niveau de qualification et de rémunération des enseignants doit être augmenté …

il n’en demeure pas moins que cette réforme est inacceptable !

C’est pourquoi, les maîtres formateurs, directeurs d’école d’application et professeurs d’I.U.F.M. de la Seine-Saint-Denis réunis le 16 juin 2009 dans le centre départemental I.U.F.M. de Livry-Gargan ont décidé à l’unanimité d’appeler les conseils de maîtres des écoles maternelles et élémentaires du département à exprimer fermement leur opposition aux mesures gouvernementales concernant le recrutement et la formation des enseignants, en adoptant la motion-type ci-dessous.
La liste des conseils de maîtres signataires sera régulièrement mise à jour sur le blog de l’I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan (collectifiufmlivry.blogspot.com) et les motions, adressées au collectif I.U.F.M. en lutte de Livry-Gargan, (I.U.F.M., 45 avenue Jean Zay, 93190 Livry-Gargan), seront adressées à M. Sarkozy, avec copies au ministre de l’Education nationale et à celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Motion-type :

Le Conseil des maîtres de l’école (maternelle ou élémentaire) ……………………………………………………
située dans la commune de …………………………………………………………………………………………
exprime solennellement son opposition aux mesures gouvernementales dites de « masterisation » concernant le recrutement et la formation des enseignants et son indignation devant la façon dont est géré ce dossier. Le gouvernement a en effet lancé la procédure de promulgation des décrets sans même attendre les conclusions des groupes de travail ni celles de la commission Marois / Filâtre qu’il a pourtant lui-même mis en place.
Il s’associe à la dénonciation de ce passage en force qui a d’ailleurs conduit la Conférence des Présidents d’Université, la Conférence des Directeurs d’IUFM, de lettres (CDUL) et de sciences (CDUS) à refuser dans ces conditions de siéger à la commission Marois-Filâtre.

Comme l’ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, le conseil des maîtres estime que toute refonte des concours et de la formation des enseignants doit être arrêtée à l’issue d’une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, l’abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place insidieuse de la « mastérisation ». C’est pourquoi le conseil des maîtres demande le maintien pour l’année 2010 des recrutements et des formations pré et post-concours des enseignants dans leurs dispositions actuelles.

Le conseil des maîtres tient également à rappeler quelques principes qui sont, selon lui, essentiels pour toute réforme à venir des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré :

- le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et des jurys constitués comme c’est le cas actuellement d’enseignants du primaire et du secondaire, d’enseignants et d’enseignants chercheurs des IUFM et de membres des corps d’inspection.

- les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d’État) et pour leur assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle, l’année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue. En effet, ni les « stages » facultatifs et en nombre insuffisant prévus pendant les deux années des « masters enseignement », ni le tiers de décharge pour « tutorat » lors de l’année post-concours ne compensent les effets néfastes de la suppression de l’année de formation professionnelle rémunérée qui suit actuellement la réussite du concours.

Fait à ……......... , le ……...... Le Conseil des maîtres de l’école …………………………………………..

jeudi 11 juin 2009

Prochains rendez-vous de lutte.

Suite à l'AG du 9 juin, voici un récapitulatif des prochains rendez-vous :

- 12 juin : journée de réflexion de la FSU 93 consacrée à la formation des enseignants, avec la participation de responsables nationaux à la formation du SNESup, du SNES et du SNUIpp.

9h - 12 h à la Bourse départementale du travail de Bobigny.

Voilà une excellente occasion de prolonger nos débats, de faire avancer nos idées et d'ouvrir des perspectives de luttes communes.


- 12 juin : Une nuit à l'Université, organisée par l'Université Paris 8 Saint-Denis en lutte, à partir de 15h.

On y est cordialement invité, on peut tenir un stand pour expliquer la situation. Encore une occasion de construire les convergences qui conditionneront nos futures victoires.


- 12 juin : rassemblement devant le CSFPE où doivent être examinés les décrèts concernant le nouveau statut des enseignants. Horaires et lieux seront communiqués ultérieurement.


- 13 juin : Manifestation unitaire interprofessionnelle. 14h, de Bastille à Montparnasse.


- 16 juin : rencontre PIUFM / IMF / DEA à Livry. Réunion pour parler des mesures gouvernementales et des perspectives d'actions de 10h30 à 12h.


- à partir du 15 juin : motions à faire signer dans les jurys lors des épreuves orales du CERPE. Rétention des notes si c'est possible.

lundi 8 juin 2009

4ème Coordination Nationale de la Formation des Enseignants


La 4e Coordination Nationale de la Formation Des Enseignants s'est réunie à Censier (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3) ce samedi 6 juin 2009. Les travaux, qui ont réuni une centaine de participants (délégués d'IUFM et d'UFR, responsables syndicaux, un représentant de la CDIUFM, représentants d'associations professionnelles), ont permis de dresser un état du mouvement d'opposition aux réformes ministérielles et d'adopter plusieurs motions (il est à noter que tous les textes ont été adoptés à l'unanimité).

MOTION 1
RETRAIT IMMÉDIAT
DE LA NOTE DE SERVICE HETZEL DU 5 JUIN

Alors que le ministère de l’éducation nationale cherche à imposer ses projets de décrets, hier, 5 juin, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a anticipé sur leur publication. Il adressé aux présidents d’universités et aux recteurs une note de service qui les engage à commencer la mise en oeuvre de la réforme de la formation des maîtres par la délivrance d’équivalences de M1 et de M2 aux candidats et lauréats des concours de recrutement de 2010.
Par delà les dispositions particulières envisagées par ce texte, il s’agit d’un viol de la légalité. Aucun texte réglementaire n’ayant été promulgué jusqu’à présent pour modifier le recrutement et la formation des enseignants, cette note anticipe une réforme qui, pour l’instant, n’existe que sous forme de déclarations et de communiqués des ministres, mais n’a aucune existence juridique.
C’est une nouvelle provocation envers la communauté universitaire, les enseignants et les formateurs des UFR et des IUFM. C’est une nouvelle humiliation pour les instances universitaires : ce texte est envoyé aux présidents d’université alors que les ministères ont mis en place la commission dite de « concertation » Marois-Filâtre, qui a à peine commencé ses travaux.
C’est un déni de la volonté des instances universitaires, qui ont refusé de la façon la plus massive et la plus catégorique le projet de réforme gouvernemental. Et c’est une façon perverse de concevoir l’autonomie des universités puisqu’on leur dit en somme : mettez en oeuvre de la manière qui vous conviendra cette réforme dont vous ne voulez pas.
C’est une atteinte sans précédent à l’égalité des étudiants : les critères d’attribution des équivalences pourront être « modulés » d’une université, d’une UFR ou d’un IUFM à l’autre. Qui pourra assurer que l’équivalence accordée à Lille le serait à Toulouse, que l’équivalence accordée en maths ici le serait en espagnol là ? Ce texte ébranle le cadre national des diplômes et porte atteinte à la souveraineté des jurys.
On peut s’étonner que le ministère, qui s’est affirmé récemment si soucieux de préserver la valeur des diplômes et leur contenu, improvise ainsi des critères de validation fantaisistes. La Coordination nationale formation des enseignants demande au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche d’annuler ce texte. Elle demande aux syndicats d’attaquer cette note de service par tous les moyens, de ne pas participer aux auditions de la commission Marois-Filâtre et de se retirer des « groupes de travail ». Elle appelle les instances universitaires à refuser d’appliquer cette note et à exiger son annulation. Elle appelle la Conférence des présidents d’universités et la CDIUFM à refuser dès aujourd’hui de continuer à siéger dans la commission Marois-Filâtre tant que ce texte et les projets de décrets sur le recrutement des enseignants ne sont pas retirés.
MOTION 2
PROPOSITIONS D'ACTIONS

La CNFDE appelle à la poursuite de l'action sous toutes ses formes, pour mettre en échec le putsch gouvernemental et la promulgation à marche forcée des décrets modifiant le recrutement et la formation des enseignants.
· La CNFDE, en accord avec la Coordination Nationale des Universités, appelle à l'unanimité tous les syndicats à voter contre les décrets lors du Conseil Supérieur de la Fonction Publique d'État du 12 juin 2009.
· La CNFDE va proposer à tous les signataires de l'appel « Formation des enseignants : "le temps presse !" un nouvel appel demandant le retrait des projets de décrets et la reconduction pour 2010 des dispositifs actuels de recrutement et de formation des enseignants. Une conférence de presse sera organisée pour le lancement de cet appel.
· La CNFDE recommande à tous les jurys (concours, examens, qualification professionnelle) d'utiliser tous les moyens possibles pour exprimer leur condamnation de la réforme gouvernementale : rétention de notes, motions, blocage administratif.
· La CNFDE appelle à organiser dans chaque université le blocage administratif de l'application de la circulaire Hetzel du 5 juin (voir la déclaration ci-dessous) : pas de remontée des maquettes de masters « enseignement », pas de mise en place des équivalences de M1 et M2, les PLC1 doivent être inscrits administrativement dans les IUFM.
· La CNFDE appelle à prévoir, à organiser et à annoncer dès maintenant des actions dès la rentrée : grèves sous toutes leurs formes, manifestations, diffusions de tracts, etc.
· La CNFDE appelle à l'organisation, dans chaque établissement, de journées d'étude et de concertation réunissant des formateurs des IUFM et des UFR pour élaborer collectivement une autre réforme de la formation des enseignants. Le CNFDE fera des propositions pour coordonner ces assises locales et leur donner une visibilité nationale.
· La CNFDE appelle à participer aux manifestations du 12 juin devant le CSFPE, du 13 juin, et à toutes les manifestations qui pourraient être organisées, localement ou nationalement, dans le cadre du mouvement de refus des contre-réformes gouvernementales.
· La CNFDE appelle à organiser partout, et en particulier en direction des parents d'élèves et des lycéens passant le bac, des distributions de tracts (et spécialement le 4 pages « École en danger ») expliquant les raisons de notre mouvement.
Motion 3
AMÉLIORER LA FORMATION DES ENSEIGNANTS :
SUR QUELS PRINCIPES ?

Modifier en profondeur la formation des enseignants, c’est s’engager sur le long terme. Concevoir une réforme demande donc du temps, des espaces de négociation avec toutes les parties prenantes. C’est pourquoi il faut reconduire immédiatement et intégralement les modalités, conditions et plans de formation pour les lauréats des concours de 2010. Une réforme de la formation des enseignants doit être conforme aux principes suivants :

1. Le recrutement des enseignants des 1er et 2nd degrés doit s’opérer systématiquement à travers des concours nationaux donnant lieu, pour les lauréats, à l’obtention d’un poste de fonctionnaire d’État.
2. Le recrutement des PLC certifiés, des PE et des PLP doit se réaliser au même niveau du cursus universitaire.
3. Un cadre national doit garantir l’unité des formations et la qualité des recrutements.
4. La formation initiale professionnelle et rémunérée après le concours, avec un statut de fonctionnaire stagiaire, doit avoir lieu sous la responsabilité des IUFM, écoles professionnelles interuniversitaires, dont le potentiel actuel doit être préservé et renforcé. Durant l’année post-concours, la formation doit respecter l’équilibre suivant : 1/3 du temps pour la prise en charge de classes en responsabilité, 2/3 pour l’analyse de pratique et les autres modes de formation.
5. Une formation des enseignants de qualité doit être une formation en alternance, mobilisant des équipes de formateurs pluricatégorielles.
6. La formation continue doit être d’emblée articulée au dispositif de formation initiale. Celle-ci doit comprendre aussi un accompagnement à l’entrée dans le métier.
7. Nous demandons une structure académique interuniversitaire pour la formation initiale, la formation continue et la recherche en éducation, intégrant le potentiel de formation et de recherche des IUFM et permettant de renforcer les coopérations entre les UFR et les IUFM dans les formations académiques et professionnelles.
8. Il faut développer la formation continue de tous les formateurs d’enseignants, quelle que soit leur catégorie.
9. Compte tenu des besoins actuels, il faut augmenter le nombre de postes mis au concours et assurer sa visibilité à moyen terme à travers un plan pluriannuel de recrutement.
10. Les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement doivent bénéficier d’allocations d’étude ou de dispositifs de prérecrutement.
11. Nous refusons la juxtaposition dans la même année du M2, des épreuves des concours, des stages en responsabilité, etc. qui en ferait une année ingérable, aboutirait à dévaloriser les masters et inciterait au bachotage.
12. Toute réforme doit aboutir à une véritable amélioration de la qualification professionnelle des enseignants.

Le temps a manqué pour aborder les points suivants, sur lesquels il faudra approfondir la discussion :

• La formation actuelle des enseignants à Bac + 5, dans le cadre universitaire, doit être reconnue par la délivrance d’un master.
• La revalorisation, qui doit bénéficier à l’ensemble des enseignants et des personnels, ne doit pas être dépendante de la réforme de la formation.
• Place des concours : L3, M1, M2, après M2 ?
• Modalités de financement des études : allocations d’étude, allocation de formation, prérecrutement…
• Articulation formation-recherche : initier tous les enseignants aux démarches de la recherche (scientifique, didactique et pédagogique) ; la formation prend appui sur les recherches.
• Possibilité de réorientation.
• Préprofessionnalisation en licence.

Motion type sur la note Hetzel :

Ce texte est proposé pour être voté dans toutes les instances qui ont trait à la formation des enseignants (jurys, Conseils d'université, UFR, collèges disciplinaires,...) avec les adaptations utiles.

NOUS REFUSONS DE METTRE EN OEUVRE LA NOTE HETZEL

Alors que le ministère de l’éducation nationale cherche à imposer ses projets de décrets modifiant le recrutement des enseignants, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche anticipe sur leur publication avec la note de Patrick Hetzel, Directeur de la DGESIP, sur la délivrance d’équivalences de M1 et de M2 aux candidats et lauréats des concours de recrutement de 2010, note qu’il a adressée le 5 juin aux présidents d’universités et aux recteurs.
Par delà les dispositions particulières envisagées par ce texte, il s’agit d’un viol de la légalité. Aucun texte réglementaire n’ayant été promulgué jusqu’à présent pour modifier le recrutement et la formation des enseignants, ce texte anticipe une réforme qui, pour l’instant, n’existe que sous forme de déclarations et de communiqués des ministres, mais n’a aucune existence juridique.
Nous refusons de contribuer, quelles qu’en soient les modalités, à l’application de la note Hetzel et à la définition des critères de délivrance des équivalences de M1 et M2.

Contacts CNFDE : cnfde@googlegroups.com (liste de diffusion)
http://coordination-fde.org/ (site Web)

samedi 6 juin 2009

PROCHAINE A.G PLENIERE MARDI 9 JUIN à 12 H.

Ordre du jour :

- compte rendu de la coordination nationale des Universités

- compte rendu de la coordination nationale formation des enseignants

- compte rendu de la réunion du personnel Paris XII organisée par Mme Bonnafous

- compte rendu de la rencontre avec le SNUIpp 93

- lancement des Etats généraux de la formation des enseignants en Seine Saint-Denis acte 2 ?

- rétention des notes ?

- rendez-vous avec le président du Conseil général de la Seine Saint-Denis

- rencontre avec les IMF et DEA

- modalités d'action à la rentrée : grève reconductible ? grève des fonctions administratives ? grève des heures complémentaires ? substitution du conseil des formateurs du 1er septembre par une A.G ?

- organisation d'un vote à bulletin secret pour adopter une ou plusieurs de ces formes d'action ?

Venez nombreux !

Prévoyez votre casse-croûte !

mardi 2 juin 2009

TOUS A L'ACADEMIC PRIDE, LA MARCHE DE TOUS LES SAVOIRS

Face à la volonté de passage en force du gouvernement qui a lancé le processus de promulgation des décrèts concernant le recrutement et la formation des enseignants,

REAFFIRMONS QUE NOUS REFUSONS LA CASSE DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS : UN MASTER 2 N'EST PAS UNE FORMATION PROFESSIONNELLE !

NOUS REFUSONS LA DISPARITION DES I.U.F.M. : LES UNIVERSITES NE SONT PAS DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE !

NOUS REFUSONS LA REMISE EN CAUSE DU CARACTERE NATIONAL DE L'EDUCATION : LES FUTURS ENSEIGNANTS DOIVENT RESTER DES FONCTIONNAIRES D'ETAT !

RENDEZ-VOUS JEUDI 4 JUIN A 14H METRO SEVRE-BABYLONE

TOUS EN GILETS JAUNES AVEC DES OBJETS SONORES
DERRIERE LA BANDEROLLE "I.U.F.M. EN COLERE"

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