dimanche 4 septembre 2011

S.O.S. P.E.S. en détresse

Appel des Professeur-e-s stagiaires du 93

Nous, PES de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive.

La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formation de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédées. En effet sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans postes et vont devoir courir à travers le département, pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée. Au cours de cette formation, on nous a expliqué que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe.

On ressort de cette formation avec l’impression que cette année nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir de nouveau. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée ! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est ce qu’on prépare les cours ? Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps ? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011 ? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée.

Les professeurs stagiaires n'étant pas formés, un « devoir » implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités, ni préparés et bien entendu pas payés pour cela.

Finalement, c'est une année de souffrance silencieuse qui s'annonce. Année durant laquelle l'absence de formation ne dispense pourtant pas d'un jugement et d’un contrôle permanent sur notre travail, liées à la pression de la titularisation.

L'ensemble de ces faits nous amène à revendiquer, dans l'immédiat, l'application de la circulaire du 31 mars dans toutes les académies et dans tous les départements. En effet, les professeurs stagiaires du Val de Marne bénéficient de deux jours de formation dans la semaine ainsi que de deux jours dans la classe. Cela au moins jusqu'aux vacances de la toussaint. Pourquoi nous, stagiaires du 93, ne profitons-nous pas d'une formation similaire ? Comment allons-nous gérer nos classes à plein temps, alors qu'ailleurs il semblerait que les PES ne soient pas considérés encore tout à fait prêt pour cela?

Par conséquent, un retour à une vraie formation, rémunérée, est essentiel!

Il en va de l'avenir de notre métier et surtout de celui de nos enfants!

Le collectif des PES du 93, le 31/08/2011

jeudi 7 juillet 2011

Master "métiers de l'enseignement du 1er degré" : après un an de mise à l'épreuve, le constat d'un échec annoncé

Les enseignants qui seront recrutés en septembre prochain auront-ils été bien formés ?

Au terme de la première année de mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants dans le cadre de masters, un premier bilan s’impose.

Impliqués à divers titres dans la formation des enseignants dans l’académie de Créteil en tant que formateurs à l’IUFM, conseillers pédagogiques, maîtres formateurs ou étudiants inscrits en 1ère et 2ème année du master « métiers de l’enseignement » à l’IUFM de Créteil et acteurs fortement investis dans la lutte contre cette réforme, les auteurs de cette tribune en dénoncent les effets désastreux qu’ils ont pu constater jour après jour depuis la rentrée scolaire.

La situation post-concours a été largement évoquée par les média. L’opinion publique a ainsi pu apprendre que les jeunes enseignants recrutés cette année se sont retrouvés sans véritable formation face aux élèves, que leur souffrance s’est traduite par de nombreuses démissions ou des arrêts maladie, que des milliers d’élèves ont fait les frais de cette politique et que ce sont les enfants qui n’ont pas pu trouver une compensation au sein de leur famille qui en payeront le plus les conséquences.

En revanche, les média ont peu abordé la situation pré-concours c’est-à-dire les problèmes posés par la préparation des futurs enseignants dans le cadre de la réforme dite de masterisation.


Au préalable il faut rappeler que le master ou les parcours « métiers de l’enseignement » proposés depuis septembre par la plupart des universités ne sont pas obligatoires pour devenir enseignant, qu’il s’agisse du premier ou du second degré. Il suffit d’être titulaire de n’importe quel master et de réussir le concours pour se retrouver en charge d’une classe dès la rentrée suivante sans formation professionnelle à la clé.

Pour autant, le cursus consistant à suivre un master étiqueté « Métiers de l’éducation et de l’enseignement » ne prépare pas non plus correctement au métier d’enseignant.

L’argument principal du ministère est de prétendre que cette formation remplace avantageusement la précédente puisque, pour se présenter au concours, il faut désormais justifier d’un master (contre une licence précédemment).

Or, une année après l’entrée en vigueur de la réforme, on s’aperçoit que ce qui était à craindre est advenu : il s’agit d’une vue de l’esprit qui ne résiste pas à l’épreuve du réel. Cette année a montré l’échec de cette prétention à satisfaire des visées inconciliables.

En effet, ces deux années de master doivent concilier des logiques incompatibles : préparer un master (dont la réussite exige d’avoir mené à bien une recherche, obtenu les différentes unités d’enseignement auxquelles s’ajoutent un certificat de langue étrangère de haut niveau, un certificat en informatique, un brevet de natation et un autre de secourisme), préparer un concours et se professionnaliser.

Deux ans avec un triple objectif alors que chacun des objectifs suppose à lui seul un engagement total et exclusif :

Jusqu’à l’an dernier

  • les étudiants qui se destinaient à la recherche s’y consacraient deux années à plein temps (c’est encore le cas pour les autres masters)
  • Ceux qui préparaient le concours s’adonnaient à sa seule préparation pendant un an minimum
  • Ceux qui avaient réussi le concours étaient fonctionnaires stagiaires rétribués et se professionnalisaient dans les IUFM pendant un an (autrefois pendant trois ans puis deux). Le passage par les I.U.F.M. de tous les nouveaux recrutés offrait aussi un cadre national à la formation des enseignants.

Désormais, même si le contenu des masters « métiers de l’enseignement » varie d’une université à l’autre, les deux années de masters sont employées à poursuivre ces trois objectifs à la fois.

Dans l’esprit de leurs concepteurs, les masters comportent trois dimensions qui doivent s’épauler l’une l’autre (la conduite d’une recherche est censée enrichir les futures pratiques professionnelles et nourrir la préparation du concours tout comme les stages en milieu scolaire).

Or, il en est tout autrement

Cette formation ne permet pas une mise en relation progressive et réfléchie des divers apports, mais elle entraine une dispersion des énergies des étudiants comme des formateurs sur trois pôles différents

  • un faux master-recherche : dans la mesure où les conditions de la recherche (temps, terrain, séminaires, etc.) ne sont pas réunies.

  • Une préparation insuffisante à un concours : le volume horaire qui serait nécessaire à une bonne préparation est rogné par les heures consacrées aux stages, aux séminaires de recherche et à toutes les autres composantes du master.

  • Une parodie de professionnalisation : les moments où les étudiants prennent des classes en responsabilité ne peuvent être qualifiés de stages. Le temps de leur préparation et de suivi est insuffisant, le retour critique n’est pas prévu, la qualité de l’enseignement dispensé par les étudiants n’est pas évalué. Ces moments ne préparent pas au métier d’enseignant et en donnent une approche faussée. Ces périodes permettent d’utiliser les étudiants comme moyens de remplacement pour compléter le service des directeurs partiellement déchargés ou remplacer des titulaires en formation continue.

Dans pareil système, les étudiants n’ont ni la possibilité ni la préoccupation d’améliorer leur enseignement. Ils cherchent juste à valider leur master en se conformant à des exercices formels.

En outre, le traitement accordé aux disciplines enseignées à l’école varie en fonction de leur place (ou leur absence) au concours de recrutement. Seuls les mathématiques et le français présents aux épreuves d’admission bénéficient d’une pseudo préparation à la didactique (les étudiants doivent se préparer à présenter une séance devant un jury … dont les professeurs de la discipline ont été écartés). Pour l’histoire, la géographie, l’instruction civique et morale, les langues vivantes, l’EPS, les sciences expérimentales, la technologie, les pratiques artistiques, l’histoire des arts et les techniques de l’information et de la communication, il n’existe aucun cours préparant sérieusement les futurs professeurs des écoles à leur enseignement.

Nous constatons et dénonçons un émiettement de la formation, une perte d’efficience, de sens et de cohérence.

Les conséquences en sont dramatiques : les étudiants sont écartelés parce qu’ils ne peuvent se donner aucun objectif prioritaire. Ils ont le sentiment de travailler de façon superficielle et en sont insatisfaits ; ils ne parviennent pas à mettre en relation les composantes de leur formation, ils vivent une situation de tension psychique et d’incertitude très angoissante, d’autant qu’on leur demande de se former pour un métier qu’ils n’exerceront peut-être jamais, s’ils n’obtiennent pas le concours ou à défaut comme de simples vacataires ou contractuels dans des conditions précaires. A cela s’ajoute que nombre d’entre eux doivent être salariés afin de financer leurs études.

Nous dénonçons donc une maltraitance produite par ces nouvelles conditions de formation.

Un des effets majeurs de la réforme est donc de sacrifier toute la dimension professionnelle de la formation.

Or, le métier d’enseignant ne peut s’apprendre sur le tas.

Mais il ne peut non plus s’apprendre sérieusement en un an lorsqu’on est engagé dans des études visant à réussir en même temps un examen et un concours.

Les pseudo-masters en alternance annoncés par le ministère de l’Education nationale ne sont pas non plus une solution : ils consistent en réalité en un succédané de formation, un effet d’affichage et un moyen pour le ministère d’avoir des étudiants remplaçants bon marché pour compenser les postes qu’il supprime massivement.

Les débuts de la professionnalisation supposent un temps de formation long et une implication totale ; c’est pourquoi il est impératif de rétablir au plus vite une véritable stagiarisation après le concours, à l’instar de celle qui existe pour les autres corps de la fonction publique (magistrature, police etc.).

Un recrutement des enseignants sur concours au niveau licence suivi d’une formation rémunérée en deux ans avec statut de fonctionnaire stagiaire serait la garantie d’une formation de qualité, accessible aux étudiants issus de milieux modestes. Cette formation en 6 ans (3 années de licence + 1 année de préparation concours + 2 années de master) après le bac pourrait donner lieu à l’attribution d’un master.

On l’aura compris, la réforme de la formation des enseignants n’a pas été motivée par une recherche d’amélioration de l’existant. Il importe de rappeler et de dénoncer les vrais mobiles et les finalités réelles de cette réforme :

  • Une finalité économique : l’Etat en supprimant toute décharge de service durant l’année de stage et en affectant directement les lauréats fait des économies considérables en moyens humains puisqu’il dispose d’un volant appréciable de remplaçants, se dispense de créer de nouveaux postes et de rétribuer des formateurs.
  • Une finalité politique : à terme il s’agit de réduire, voire de supprimer la fonction publique d’Etat d’enseignement en faisant disparaître les concours - dont le nombre de postes diminue chaque année- et en s’alignant sur le modèle de plusieurs autres pays de l’UE. Pour la première fois en France existeront dès la prochaine rentrée des titulaires d’un diplôme d’enseignant indépendamment de la réussite d’un concours. Se met ainsi en place un mode de recrutement des enseignants contractuels et précaires parallèle à celui sur concours en vigueur aujourd’hui et créant les conditions de sa disparition. Le rapport adopté le 29 juin 2011 par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la formation des enseignants a confirmé la réalité de ce projet. La longueur des études et la multiplication des exigences pour devenir enseignant fonctionnaire dissuadent les étudiants, et en particulier les plus modestes, de suivre la voie des concours.
  • Une finalité idéologique : en perdant leur statut de fonctionnaire et la sécurité de l’emploi, les enseignants risquent de perdre très rapidement leur liberté pédagogique. Recrutés sur profil en fonction des projets d’établissement, eux-mêmes subordonnés aux impératifs des bassins d’emploi et des politiques régionales, les enseignants seront mis à la botte de pouvoirs locaux dont dépendra la reconduction de leur contrat. La volonté de faire disparaître les IUFM est un autre aspect idéologique de la réforme de la formation des enseignants. Le gouvernement veut en finir avec ces instituts où s’élabore et se diffuse une pensée critique sur les pratiques d’enseignement, s’appuyant sur les acquis de la recherche et non sur les injonctions ministérielles.

Gageons qu’il n’est pas trop tard pour maintenir une éducation nationale ainsi que la qualité de la formation de ses acteurs, garante de celle de l’enseignement dispensé aux élèves, nos concitoyens de demain, qui font les frais actuellement des mesures gouvernementales.

Geneviève Guilpain (Sud Education), Daniel Djament (SNESup), Didier Frydman (CGT Educ’Action), Nathalie Pfaff (élue SNESup au conseil de l'IUFM), Pierre Sauve (Sud Education), Michel Solonel (élu SNESup au conseil de l'IUFM).

Ce texte est soutenu par l’Intersyndicale de l’I.U.F.M. de l’académie de Créteil, Université Paris-Est Créteil : Sud Education, SNESup, CGT Educ’Action.

Des conseillers pédagogiques et maîtres formateurs exerçant dans l’académie de Créteil et des étudiants inscrits en 1ère et 2ème année du master « métiers de l’enseignement du 1er degré » de l’U.P.E.C ont participé à sa rédaction.

jeudi 20 janvier 2011

Formation des enseignants : dans l'académie de Créteil, la mobilisation donne un premier coup d'arrêt au désengagement de l'Etat !

Les étudiants et formateurs de l’I.U.F.M. de Livry ont obtenu un stage rémunéré pour tous les étudiants !

Les étudiants et formateurs du centre de Seine-Saint-Denis de l’I.U.F.M. de Créteil (Université Paris-Est Créteil) se sont fortement mobilisés au cours du mois de janvier pour que le stage obligatoire en master 2 soit rémunéré pour tous les étudiants, et non pour les seuls admissibles.

Alors qu’une circulaire ministérielle d’août 2009 prévoyait que ce stage serait proposé à tous les étudiants inscrits aux concours et rémunéré 3000 € les 4 semaines, une autre circulaire, publiée en juillet 2010 après que la plupart des étudiants s’étaient déjà inscrits à l’université, réduisait la rémunération à moins de 2000 € et autorisait que ces stages ne soient proposés qu’aux seuls admissibles. Le Rectorat de Créteil ayant saisi cette possibilité, une cinquantaine d’étudiants de Seine-Saint-Denis non admissibles se retrouvaient privés de la rémunération promise.

Des assemblées générales quasi quotidiennes, le blocage d’un conseil de formateurs suivi de celui du site de Livry-Gargan (93), un rassemblement devant le Rectorat le 11 janvier et des articles dans la presse sont venus à bout des résistances du représentant académique du ministère de l’Education nationale.

Le Rectorat a fini par accepter de financer 100 stages en responsabilité ouverts aux étudiants non admissibles (50 en Seine-Saint-Denis et 50 en Seine-et-Marne)

Certains se sont étonnés que nous puissions nous mobiliser cette année pour que des étudiants effectuent des stages en responsabilité après nous être opposé à la réforme de la formation des enseignants précisément parce qu’elle consiste à envoyer dans les classes des personnes non formées.

Dès le début du mouvement, les étudiants et formateurs ont réaffirmé leur opposition à cette réforme et leur revendication d’une formation professionnelle rémunérée de deux ans située après la réussite d’un concours ouvert à bac + 3, constituant au total, quand on y ajoute l’année de préparation du concours, un niveau d’étude de bac + 6 pouvant être validé par un master.

Dans le cadre actuel, la seule solution acceptable parce qu’elle ne met pas les étudiants en difficulté dans les classes et parce qu’elle ne sacrifie pas les élèves est celle d’un stage de pratique accompagnée rémunéré pour tous.

La cohérence des étudiants et des formateurs, de leurs combats d’hier à ceux d’aujourd’hui, est de s’opposer au désengagement de l’Etat de la formation des enseignants.

En effet, jusqu’à l’année dernière, l’Etat versait environ 16000 € aux enseignants stagiaires nouvellement recrutés durant leur année de formation professionnelle. Pour rendre sa réforme de la formation des enseignants plus acceptable, le gouvernement avait promis 3000 € pour tous dans une circulaire qu’une nouvelle est venue remplacer avant même qu’elle soit appliquée.

Chaque texte amène une nouvelle dégradation et transfère toujours plus sur les étudiants eux-mêmes des dépenses qui devraient être prises en charge par la collectivité nationale.


Ce succès d’importance ne mettra pas pour autant fin aux mobilisations.

- Les étudiants ne peuvent se satisfaire d’une rémunération de moins de 2000 € alors que l’Etat s’était engagé sur 3000.

- La mesure qui nous satisfait aujourd’hui est présentée comme exceptionnelle et ne devrait pas profiter l’an prochain aux étudiants inscrits aujourd’hui en master 1. Ce sont pourtant les mêmes promesses qui leur ont été faites.

- les étudiants de l’IUFM de Créteil qui suivent leurs études dans le Val de Marne sont laissés à l’écart de la solution proposée par le Rectorat.

- durant l’année qui suit la réussite du concours, la présence devant élèves des nouveaux recrutés ne doit pas dépasser 1/3 de l’année.

Ce premier succès a été permis par la combativité, l’unité et la solidarité des formateurs et des étudiants, qu’ils soient en M1 ou en M2, admissibles ou non. Il montre que d’autres avancées sont possibles. Il constitue un formidable encouragement pour de nouvelles mobilisations.


Texte adopté le 20 janvier 2011 à l’unanimité moins une voix par l’Assemblée générale des étudiants et formateurs de Livry-Gargan.

vendredi 14 janvier 2011

MARDI 11 JANVIER 2011 : GRANDE JOURNEE DE MOBILISATION A L'IUFM DE LIVRY POUR EXIGER LA REMUNERATION POUR TOUS DES STAGES EN M2.

- Dès 7h45, une trentaine d’étudiants et formateurs sont présents à l’IUFM de Livry-Gargan pour bloquer les accès aux étages. L’objectif est de rendre possible la participation du plus grand nombre à la journée d’action, en empêchant la tenue des cours afin que les étudiants n’aient pas à choisir entre participer à la journée d’action et assister aux cours.

- de 8h à 10h30, petit déjeuner géant dans le hall.


- Prise de parole au mégaphone de différents intervenants expliquant les raisons de la mobilisation : 1 M1, 1 M2 classique, 1 M2 hybride (adapté aux étudiants salariés), 2 PES (professeurs des écoles stagiaires nouvellement recrutés), 1 formateur.

- La pétition est massivement signée.

- de 10h30 à 12h, A.G dans un amphi plein à craquer : environ 130 personnes ! Sont présents dans l’assemblée des M1, des M2, des PES, des titulaires en formation continue, des formateurs.

Ordre du jour : constitution de la délégation reçue par la Présidente de l'UPEC et le directeur de l'IUFM de Créteil et de celle reçue par le secrétaire général du Rectorat. Définition de leur mandat. Organisation du covoiturage, du rangement et du nettoyage. Décision de prolonger le blocage l’après midi

- de 14h à 16h30 : rassemblement bruyant, festif et musical devant le Rectorat. Environ 100 personnes dont 30 étudiants de Bonneuil. De nombreuses pancartes et slogans expliquent les raisons du mécontentement et présentent les revendications. Présence de représentants syndicaux : CGT Educ’Action, Sud, Unsa. SNUIpp 94 et SnuiFO.

- Dans l’après midi, les bloqueurs restés à Livry lèvent le blocus, rangent le mobilier déplacé et rejoignent le rassemblement à Créteil.


- 16h30 : la délégation reçue par la Présidente de l’Université Paris-Est Créteil et le Directeur de l’IUFM de Créteil rejoint le rassemblement devant le rectorat pour un compte rendu (en cours de rédaction)

- Bonne couverture des événements par les média :

- présence à notre AG d’un journaliste de l’Humanité et du Parisien. Ils réalisent l’interview de 5 étudiants et d’un formateur. Articles publiés le lendemain.

- présence au rassemblement devant le rectorat de trois photographes : AFP, Humanité et Le Parisien

- interview téléphonique de journalistes de l’AEF et Libération.

Prochains rendez-vous :

- mercredi 12 janvier à 14h30 : délégation d’étudiants et de formateurs reçue par le secrétaire général du Recteur

- AG pour rendre compte des deux délégations et envisager les suites à donner : date à définir.

vendredi 7 janvier 2011

SI on amplifie la mobilisation, on peut obtenir le respect des engagements : un stage rémunéré pour tous !

Nous continuons de refuser une situation inacceptable :

Les étudiants se sont inscrits dans ce master comportant un stage en responsabilité pour tous rémunéré pour tous à hauteur de 3000 € net les 4 semaines.

2 jours avant les vacances de Noël, l’administration apprend aux non admissibles que leur stage en responsabilité sera remplacé par un stage de pratique accompagnée non rémunéré et que, pour les admissibles, la rémunération sera de moins de 2000€.

La mobilisation se développe

- délégation immédiate chez le directeur du site

- demande de rendez-vous au Recteur d’académie, à la Présidente de l’Université de l’UPEC et au directeur de l’IUFM de Créteil

- 4, 5 et 6 janvier : 3 AG réunissant au total environ 150 personnes : décision est prise d’organiser une grande journée d’action mardi 11 janvier, avec notamment rassemblement devant le rectorat de Créteil à 14h

- prise de contact avec les autres sites de l’IUFM, les médias, les syndicats étudiants et enseignants

- blocage par les étudiants du conseil des formateurs de Livry initié par le directeur du centre départemental de Seine Saint-Denis

- intervention des étudiants à la réunion des masters 2 de Bonneuil initié par le directeur de l'IUFM de Créteil


Les prochains rendez-vous seront décisifs pour obtenir le respect des engagements :

Vendredi 7 janvier :

- AG à 12h : blocage ou non du site de Livry mardi, durant la journée d’action ? Venez nombreux pour donner votre point de vue

- confection de pancartes et banderoles dans l’après midi pour le rassemblement devant le rectorat

- passage dans les salles de cours pour mobiliser tous les étudiants et leur proposer de signer la pétition


Mardi 11 janvier :

- 7h : blocage des couloirs d’accès aux cours si la décision est prise demain par l’AG (si vous êtes opposé à cette action, venez en débattre à l'A.G)

- 8h : petit déjeuner géant

- 8h30 : A.G

- 10h30 : conférence de presse + photos avec les pancartes


- 14h : RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT DE CRETEIL :

IL NE DOIT MANQUER PERSONNE !


LE NOMBRE DE MANIFESTANTS DETERMINERA LES RESULTATS DE LA DELEGATION DU LENDEMAIN

Mercredi 12 janvier :

- 14h30 : une délégation des étudiants et des formateurs est reçue par le secrétaire du recteur d’académie


On peut gagner !

Dans les IUFM des académies de Poitiers et Versailles, les mobilisations ont permis d’obtenir la rémunération pour tous du stage en responsabilité !


jeudi 6 janvier 2011

IUFM 100 % mobilisé pour le respect des engagements !

Texte et pétition adoptés par l’A.G du 4 janvier 2011 réunissant 80 étudiants, formateurs et personnels du centre départemental de Seine Saint-Denis de l’IUFM de Créteil, Université Paris-Est Créteil.

Les engagements doivent être respectés :

un stage en responsabilité pour tous avec la rémunération promise !

Le master spécialité « Education et métiers de l’enseignement du 1er degré » proposé par l’Université Paris-Est Créteil comporte un stage en responsabilité accompagnée obligatoire. A maintes reprises, l’administration de l’IUFM de Créteil avait annoncé que ce stage serait rémunéré 3000 € net les 4 semaines.

Nous venons d’apprendre que les étudiants admissibles au concours auront une rémunération bien inférieure et que les non admissibles n’en percevront aucune.

Après avoir supprimé l’année de formation professionnelle rémunérée en alternance dont bénéficiaient jusqu’à l’an dernier les enseignants nouvellement recrutés, après avoir donc remplacé une formation payée par des études universitaires payantes, le ministre de l’Education nationale et son représentant dans l’académie de Créteil viennent de décider de réduire pour les uns, de supprimer pour les autres la source de revenu que constitue pour les étudiants le stage en responsabilité accompagnée.

Cela s’effectue dans le mépris et le reniement total des engagements pris.

Certains étudiants, comptant sur ce pécule, - et sur invitation de l’administration ! - sont allés jusqu’à démissionner de leur emploi. D’autres, les étudiants salariés non admissibles, devront demander, sans garantie de l’obtenir auprès de leur employeur, un congé sans solde pour effectuer un stage obligatoire … gratuit !

Soucieux de la qualité de l’enseignement dispensé dans l’école publique, nous réaffirmons notre opposition globale à la réforme de la masterisation qui a cassé la formation des enseignants et nous continuons de réclamer une formation rémunérée en alternance de deux ans après le concours ouvert à bac + 3.


Dans l’immédiat et pour cette année, nous exigeons le respect des engagements pris : un cursus identique pour tous (quels que soient les projets professionnels de chacun) et donc un stage identique pour tous rémunéré pour tous à hauteur des promesses faites par l’administration.

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