jeudi 20 janvier 2011

Formation des enseignants : dans l'académie de Créteil, la mobilisation donne un premier coup d'arrêt au désengagement de l'Etat !

Les étudiants et formateurs de l’I.U.F.M. de Livry ont obtenu un stage rémunéré pour tous les étudiants !

Les étudiants et formateurs du centre de Seine-Saint-Denis de l’I.U.F.M. de Créteil (Université Paris-Est Créteil) se sont fortement mobilisés au cours du mois de janvier pour que le stage obligatoire en master 2 soit rémunéré pour tous les étudiants, et non pour les seuls admissibles.

Alors qu’une circulaire ministérielle d’août 2009 prévoyait que ce stage serait proposé à tous les étudiants inscrits aux concours et rémunéré 3000 € les 4 semaines, une autre circulaire, publiée en juillet 2010 après que la plupart des étudiants s’étaient déjà inscrits à l’université, réduisait la rémunération à moins de 2000 € et autorisait que ces stages ne soient proposés qu’aux seuls admissibles. Le Rectorat de Créteil ayant saisi cette possibilité, une cinquantaine d’étudiants de Seine-Saint-Denis non admissibles se retrouvaient privés de la rémunération promise.

Des assemblées générales quasi quotidiennes, le blocage d’un conseil de formateurs suivi de celui du site de Livry-Gargan (93), un rassemblement devant le Rectorat le 11 janvier et des articles dans la presse sont venus à bout des résistances du représentant académique du ministère de l’Education nationale.

Le Rectorat a fini par accepter de financer 100 stages en responsabilité ouverts aux étudiants non admissibles (50 en Seine-Saint-Denis et 50 en Seine-et-Marne)

Certains se sont étonnés que nous puissions nous mobiliser cette année pour que des étudiants effectuent des stages en responsabilité après nous être opposé à la réforme de la formation des enseignants précisément parce qu’elle consiste à envoyer dans les classes des personnes non formées.

Dès le début du mouvement, les étudiants et formateurs ont réaffirmé leur opposition à cette réforme et leur revendication d’une formation professionnelle rémunérée de deux ans située après la réussite d’un concours ouvert à bac + 3, constituant au total, quand on y ajoute l’année de préparation du concours, un niveau d’étude de bac + 6 pouvant être validé par un master.

Dans le cadre actuel, la seule solution acceptable parce qu’elle ne met pas les étudiants en difficulté dans les classes et parce qu’elle ne sacrifie pas les élèves est celle d’un stage de pratique accompagnée rémunéré pour tous.

La cohérence des étudiants et des formateurs, de leurs combats d’hier à ceux d’aujourd’hui, est de s’opposer au désengagement de l’Etat de la formation des enseignants.

En effet, jusqu’à l’année dernière, l’Etat versait environ 16000 € aux enseignants stagiaires nouvellement recrutés durant leur année de formation professionnelle. Pour rendre sa réforme de la formation des enseignants plus acceptable, le gouvernement avait promis 3000 € pour tous dans une circulaire qu’une nouvelle est venue remplacer avant même qu’elle soit appliquée.

Chaque texte amène une nouvelle dégradation et transfère toujours plus sur les étudiants eux-mêmes des dépenses qui devraient être prises en charge par la collectivité nationale.


Ce succès d’importance ne mettra pas pour autant fin aux mobilisations.

- Les étudiants ne peuvent se satisfaire d’une rémunération de moins de 2000 € alors que l’Etat s’était engagé sur 3000.

- La mesure qui nous satisfait aujourd’hui est présentée comme exceptionnelle et ne devrait pas profiter l’an prochain aux étudiants inscrits aujourd’hui en master 1. Ce sont pourtant les mêmes promesses qui leur ont été faites.

- les étudiants de l’IUFM de Créteil qui suivent leurs études dans le Val de Marne sont laissés à l’écart de la solution proposée par le Rectorat.

- durant l’année qui suit la réussite du concours, la présence devant élèves des nouveaux recrutés ne doit pas dépasser 1/3 de l’année.

Ce premier succès a été permis par la combativité, l’unité et la solidarité des formateurs et des étudiants, qu’ils soient en M1 ou en M2, admissibles ou non. Il montre que d’autres avancées sont possibles. Il constitue un formidable encouragement pour de nouvelles mobilisations.


Texte adopté le 20 janvier 2011 à l’unanimité moins une voix par l’Assemblée générale des étudiants et formateurs de Livry-Gargan.

vendredi 14 janvier 2011

MARDI 11 JANVIER 2011 : GRANDE JOURNEE DE MOBILISATION A L'IUFM DE LIVRY POUR EXIGER LA REMUNERATION POUR TOUS DES STAGES EN M2.

- Dès 7h45, une trentaine d’étudiants et formateurs sont présents à l’IUFM de Livry-Gargan pour bloquer les accès aux étages. L’objectif est de rendre possible la participation du plus grand nombre à la journée d’action, en empêchant la tenue des cours afin que les étudiants n’aient pas à choisir entre participer à la journée d’action et assister aux cours.

- de 8h à 10h30, petit déjeuner géant dans le hall.


- Prise de parole au mégaphone de différents intervenants expliquant les raisons de la mobilisation : 1 M1, 1 M2 classique, 1 M2 hybride (adapté aux étudiants salariés), 2 PES (professeurs des écoles stagiaires nouvellement recrutés), 1 formateur.

- La pétition est massivement signée.

- de 10h30 à 12h, A.G dans un amphi plein à craquer : environ 130 personnes ! Sont présents dans l’assemblée des M1, des M2, des PES, des titulaires en formation continue, des formateurs.

Ordre du jour : constitution de la délégation reçue par la Présidente de l'UPEC et le directeur de l'IUFM de Créteil et de celle reçue par le secrétaire général du Rectorat. Définition de leur mandat. Organisation du covoiturage, du rangement et du nettoyage. Décision de prolonger le blocage l’après midi

- de 14h à 16h30 : rassemblement bruyant, festif et musical devant le Rectorat. Environ 100 personnes dont 30 étudiants de Bonneuil. De nombreuses pancartes et slogans expliquent les raisons du mécontentement et présentent les revendications. Présence de représentants syndicaux : CGT Educ’Action, Sud, Unsa. SNUIpp 94 et SnuiFO.

- Dans l’après midi, les bloqueurs restés à Livry lèvent le blocus, rangent le mobilier déplacé et rejoignent le rassemblement à Créteil.


- 16h30 : la délégation reçue par la Présidente de l’Université Paris-Est Créteil et le Directeur de l’IUFM de Créteil rejoint le rassemblement devant le rectorat pour un compte rendu (en cours de rédaction)

- Bonne couverture des événements par les média :

- présence à notre AG d’un journaliste de l’Humanité et du Parisien. Ils réalisent l’interview de 5 étudiants et d’un formateur. Articles publiés le lendemain.

- présence au rassemblement devant le rectorat de trois photographes : AFP, Humanité et Le Parisien

- interview téléphonique de journalistes de l’AEF et Libération.

Prochains rendez-vous :

- mercredi 12 janvier à 14h30 : délégation d’étudiants et de formateurs reçue par le secrétaire général du Recteur

- AG pour rendre compte des deux délégations et envisager les suites à donner : date à définir.

vendredi 7 janvier 2011

SI on amplifie la mobilisation, on peut obtenir le respect des engagements : un stage rémunéré pour tous !

Nous continuons de refuser une situation inacceptable :

Les étudiants se sont inscrits dans ce master comportant un stage en responsabilité pour tous rémunéré pour tous à hauteur de 3000 € net les 4 semaines.

2 jours avant les vacances de Noël, l’administration apprend aux non admissibles que leur stage en responsabilité sera remplacé par un stage de pratique accompagnée non rémunéré et que, pour les admissibles, la rémunération sera de moins de 2000€.

La mobilisation se développe

- délégation immédiate chez le directeur du site

- demande de rendez-vous au Recteur d’académie, à la Présidente de l’Université de l’UPEC et au directeur de l’IUFM de Créteil

- 4, 5 et 6 janvier : 3 AG réunissant au total environ 150 personnes : décision est prise d’organiser une grande journée d’action mardi 11 janvier, avec notamment rassemblement devant le rectorat de Créteil à 14h

- prise de contact avec les autres sites de l’IUFM, les médias, les syndicats étudiants et enseignants

- blocage par les étudiants du conseil des formateurs de Livry initié par le directeur du centre départemental de Seine Saint-Denis

- intervention des étudiants à la réunion des masters 2 de Bonneuil initié par le directeur de l'IUFM de Créteil


Les prochains rendez-vous seront décisifs pour obtenir le respect des engagements :

Vendredi 7 janvier :

- AG à 12h : blocage ou non du site de Livry mardi, durant la journée d’action ? Venez nombreux pour donner votre point de vue

- confection de pancartes et banderoles dans l’après midi pour le rassemblement devant le rectorat

- passage dans les salles de cours pour mobiliser tous les étudiants et leur proposer de signer la pétition


Mardi 11 janvier :

- 7h : blocage des couloirs d’accès aux cours si la décision est prise demain par l’AG (si vous êtes opposé à cette action, venez en débattre à l'A.G)

- 8h : petit déjeuner géant

- 8h30 : A.G

- 10h30 : conférence de presse + photos avec les pancartes


- 14h : RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT DE CRETEIL :

IL NE DOIT MANQUER PERSONNE !


LE NOMBRE DE MANIFESTANTS DETERMINERA LES RESULTATS DE LA DELEGATION DU LENDEMAIN

Mercredi 12 janvier :

- 14h30 : une délégation des étudiants et des formateurs est reçue par le secrétaire du recteur d’académie


On peut gagner !

Dans les IUFM des académies de Poitiers et Versailles, les mobilisations ont permis d’obtenir la rémunération pour tous du stage en responsabilité !


jeudi 6 janvier 2011

IUFM 100 % mobilisé pour le respect des engagements !

Texte et pétition adoptés par l’A.G du 4 janvier 2011 réunissant 80 étudiants, formateurs et personnels du centre départemental de Seine Saint-Denis de l’IUFM de Créteil, Université Paris-Est Créteil.

Les engagements doivent être respectés :

un stage en responsabilité pour tous avec la rémunération promise !

Le master spécialité « Education et métiers de l’enseignement du 1er degré » proposé par l’Université Paris-Est Créteil comporte un stage en responsabilité accompagnée obligatoire. A maintes reprises, l’administration de l’IUFM de Créteil avait annoncé que ce stage serait rémunéré 3000 € net les 4 semaines.

Nous venons d’apprendre que les étudiants admissibles au concours auront une rémunération bien inférieure et que les non admissibles n’en percevront aucune.

Après avoir supprimé l’année de formation professionnelle rémunérée en alternance dont bénéficiaient jusqu’à l’an dernier les enseignants nouvellement recrutés, après avoir donc remplacé une formation payée par des études universitaires payantes, le ministre de l’Education nationale et son représentant dans l’académie de Créteil viennent de décider de réduire pour les uns, de supprimer pour les autres la source de revenu que constitue pour les étudiants le stage en responsabilité accompagnée.

Cela s’effectue dans le mépris et le reniement total des engagements pris.

Certains étudiants, comptant sur ce pécule, - et sur invitation de l’administration ! - sont allés jusqu’à démissionner de leur emploi. D’autres, les étudiants salariés non admissibles, devront demander, sans garantie de l’obtenir auprès de leur employeur, un congé sans solde pour effectuer un stage obligatoire … gratuit !

Soucieux de la qualité de l’enseignement dispensé dans l’école publique, nous réaffirmons notre opposition globale à la réforme de la masterisation qui a cassé la formation des enseignants et nous continuons de réclamer une formation rémunérée en alternance de deux ans après le concours ouvert à bac + 3.


Dans l’immédiat et pour cette année, nous exigeons le respect des engagements pris : un cursus identique pour tous (quels que soient les projets professionnels de chacun) et donc un stage identique pour tous rémunéré pour tous à hauteur des promesses faites par l’administration.

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