dimanche 22 novembre 2009

TOUS EN GREVE ! TOUS A LA MANIF !

Compte rendu de l’AG de Livry-Gargan du 20 novembre 2009


L’AG, qui a réuni plus de 50 personnes, a examiné les dernières décisions de Châtel et Pécresse et constaté qu’elles aggravaient encore la situation :

- les ECTS attribués aux PE1 recalés ne leur serviront pas à grand-chose puisqu’il n’y aura pas de master « métiers de l’enseignement » : dans quel master 2 pourront-ils s’inscrire pour pouvoir retenter leur chance ? De plus, l’absence de ces masters signe l’arrêt de mort des IUFM.

- Par ailleurs, les textes ministériels précisent à deux reprises que les stages en responsabilité seront proposés « en priorité » aux étudiants de master 2 préparant les concours d’enseignement. Il faut en conclure que les étudiants ne se destinant pas à l’enseignement se verront aussi proposer ces stages, mieux rémunérés qu’un job à Mc Do (3000 euros les 108h). Le ministère est tout à fait indifférent à la qualité de l’enseignement qui sera dispensé dans les classes confiées à des étudiants n’ayant reçu aucune formation professionnelle et dont une partie n’aura même pas l’intention de devenir prof !


Ces décisions ministérielles catastrophiques ont suscité un rejet quasi unanime qui crée les conditions d’une réaction unitaire de grande ampleur, de la Maternelle à l’Université : après la Conférence des Directeurs d’IUFM, la prétendue réforme du gouvernement a été rejetée par la Conférence des Présidents d’Université et par toutes les organisations (CGT, SUD, FSU, UNSA, CFDT, CFTC, FO, UNEF, FCPE …)


L’AG a décidé de tout mettre en œuvre pour assurer le succès de la grève et de la manif de mardi 24 novembre, journée de mobilisation qui doit en appeler d’autres.

La pétition, décidée par l’AG précédente, a été lancée sitôt l’AG achevée.

Rendez-vous retenus :

Lundi 23 novembre :

- de 8h à 8h30 : faire signer la pétition à l’entrée

- faire signer la pétition dans les groupes de PE1 et PE2

- de 11h30 à 13h : faire signer la pétition à la cafétéria, dans le hall, au réfectoire, dans les patios.

Mardi 24 novembre :

- rendez-vous de la manif : 14h30 au métro Port Royal, au début du boulevard du Montparnasse, côté gauche

- Prévoir gilet jaune fluo, objets sonores, affichettes à fixer sur les gilets avec slogan genre « Non à la casse de la formation des enseignants » + IUFM de Livry-Gargan

- le cortège des IUFM d’Ile-de-France s’effectuera derrière la banderole de la Coordination Nationale Formation des Enseignants


POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT, CETTE JOURNEE N’Y SUFFIRA PAS.

MAIS POUR QUE CETTE JOURNEE EN ENTRAINE D’AUTRES,

IL FAUT DEJA REUSSIR CELLE-CI !

jeudi 19 novembre 2009

Opération "IUFM désert" le 24 novembre

TOUS EN GREVE !

TOUS A LA MANIF !



Vous trouverez ci-dessous quelques extraits du communiqué de la Conférence des directeurs d’IUFM - pourtant nommés par le ministère - suite aux déclarations des deux ministres Pécresse et Chatel du 13 novembre :

- « une parodie de concertation »

- « consternation face aux propositions des deux ministres »

- « une réforme qui sacrifie les futurs enseignants »

- « ahurissant »

- « la polyvalence des professeurs des écoles est sacrifiée »

- « le texte ignore l’idée qu’enseigner est un métier qui s’apprend »

- « cette réforme transforme la formation des enseignants de notre pays en un véritable champ de ruines »

- « cette réforme n’est pas acceptable »

La réforme fait désormais la quasi-unanimité contre elle : le Conseil National de l’Enseignement Supérieur (Cneser) l’a rejetée le 16 novembre suite au vote des organisations suivantes : SNESup, UNEF, UNSA, CFDT, SGEN-CFDT, SUD-Education, CFTC, Autonome, FCPE. La FSU et la CGT réclament aussi l’abandon de cette réforme.

La grève et la manifestation du 24 novembre peuvent être l’occasion de relancer la mobilisation, de la Maternelle à l’Université, pour enfin obtenir l’abrogation des décrets et circulaires qui concernent cette réforme.

Pour préparer la grève et la manif,

SOYONS NOMBREUX A L’AG PE1, PE2, PIUFM, ATOSS

VENDREDI 20 NOVEMBRE à11h30, dans le petit ou grand amphi.


Rendez-vous de la manif du 24 novembre : 14h30 à Port-Royal


A propos des ECTS

Propositions adoptées par l’Assemblée Générale des formateurs de Livry-Gargan
le 9 novembre 2009

L’Assemblée générale réaffirme son opposition totale à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants. Elle exige l’abrogation des décrets et se réjouit que la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants, la Coordination Nationale des Universités, la FSU, Sud, la CGT et l’UNEF aient adopté la même revendication.

L’Assemblée Générale considère que pouvoir repasser le concours l’an prochain en cas d’échec doit rester un droit sans condition, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Il n’est pas acceptable que l’assiduité aux cours ou des notes obtenues en cours de préparation d’un concours puissent être pénalisantes.

Elle appelle en conséquence les formateurs à ne remettre à l’administration ni notes ni feuilles d’émargement car elles pourraient nuire aux PE1.

De surcroît, les formateurs réunis se refusent à imaginer des dispositifs d’évaluation visant à valider « tout ou partie » des 60 ECTS constitutifs d’un M1. En effet, celui-ci n’existe pas, il n’a pas d’architecture et le découpage en ECTS n’est pas défini.

De plus, la composition de la commission d’évaluation finale n’est pas connue, ni les critères sur lesquels elle s’appuiera.

En l’état, l’Assemblée Générale propose à l’ensemble des formateurs de ne pas organiser les épreuves spécifiques que l’Administration souhaite mettre en place en décembre.

Enfin, si validation de M1 il devait y avoir, cette validation ne concernerait que les PE1 non admissibles au concours : il serait toujours possible de faire une évaluation après les résultats de l’admissibilité

mardi 3 novembre 2009

MOTION DE LA 5ème COORDINATION NATIONALE DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS

La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion
La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d'État. Le désengagement de l'État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l'Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.
Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :
une dégradation de la formation initiale,
un affaiblissement de la formation continue,
la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,
la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,
le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d'État.
La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l'enseignement » :
prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,
réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,
conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,
introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l'Éducation nationale,
sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.
En conséquence, la coordination exige :
le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,
le retrait des décrets du 28 juillet 2009,
le retrait de la circulaire d’organisation des stages,
le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,
le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,
un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.
Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :
le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,
que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.
En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.
Textes adoptés à l'unanimité.

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