L’assemblée générale de l’IUFM de Créteil, site de Seine-Saint-Denis, réunie le 18 janvier à Livry-Gargan, a adopté, à l’unanimité des 70 présents (PE1, PE2, titulaires et néo-titulaires en formation continue, formateurs) la position suivante :
Ne pas s’impliquer dans l’élaboration des maquettes de masters et parcours pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement et exiger le retrait de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants reste la seule position cohérente.
Des délégués de l’I.U.F.M. seront porteurs de cette position auprès de la Coordination Nationale des Universités du 25 janvier.
Dans un climat de découragement dû à plusieurs mois de mobilisation n’ayant pas empêché la promulgation des textes gouvernementaux, certains formateurs IUFM et enseignants-chercheurs estiment qu’il faut désormais s’engager dans la mise en œuvre de la réforme.
Or, ceux qui s’y essaient, souvent animés des meilleures intentions, se heurtent à l’infaisabilité de cette prétendue réforme.
A titre d’exemple, à l’université de Strasbourg, le groupe de travail associant des représentants des facultés, des corps d’inspection et des représentants des syndicats, groupe constitué lors de trois journées d’étude sur la formation aux métiers de l’enseignement, a conclu :
« Il n’apparaît pas possible aujourd’hui de concilier lors de la deuxième année de master une formation professionnelle de qualité et une préparation aux épreuves qui donne aux étudiants de sérieuses chances de réussite aux concours. »
« Dans les prochaines semaines, l’université de Strasbourg et ses facultés vont devoir faire un choix douloureux si elles ne veulent pas saborder leurs diplômes de master :
- proposer une formation professionnelle de qualité en réaffirmant le rôle central que doit y jouer l’IUFM d’Alsace, mais risquer d’hypothéquer les chances de réussite des étudiants aux épreuves des concours
- préparer efficacement les étudiants aux épreuves des concours, mais programmer de fait l’extinction de l’IUFM d’Alsace et accepter d’envoyer sur le terrain des enseignants non formés. »
Par ailleurs, là où la mise en stage en responsabilité des étudiants préparant le concours 2010 est mise en œuvre, des mouvements de résistance s’organisent tant de la part des étudiants, des parents d’élèves et formateurs IUFM que de la part des maîtres-formateurs (voir académie de Paris).
S’investir dans l’élaboration des masters ou parcours,
- c’est se résigner à ce que, dès septembre 2010, des centaines de classes du premier et du second degré soient successivement prises en charge par de nouveaux enseignants venant tout juste de réussir le concours, sans formation professionnelle, et par 2 voire 3 étudiants de master 2 qui les remplaceront pendant le tiers-temps de formation qui subsiste,
- c’est se résigner à une aggravation des inégalités sociales, le premier salaire versé aux nouveaux enseignants n’arrivant qu’à bac + 6 au lieu de bac + 5,
- c’est se résigner à la quasi disparition de la formation continue des enseignants du premier degré sur le temps de travail,
- c’est se résigner à une dégradation importante de la recherche universitaire,
- c’est se résigner à une réforme qui menace l’existence des concours par le recrutement comme contractuels de titulaires de master « métiers de l’enseignement » ayant échoué au concours,
- c’est se résigner à une réforme qui vise la disparition d’une fonction publique d’Etat dans l’enseignement.
Alors que la C.P.U, la C.D.I.U.F.M., 28 C.A d’université, la quasi-totalité des syndicats d’enseignants, d’étudiants et de lycéens ainsi que les parents d’élèves de la F.C.P.E exigent l’abrogation des décrets et circulaires relatifs à la masterisation, alors que les journées d’action du 21 et du 30 janvier se préparent, l’heure n’est pas à la résignation mais à l’action !
vendredi 22 janvier 2010
mercredi 20 janvier 2010
Grève et manif le 21 janvier
POUR METTRE UN COUP D’ARRET A L’ENTREPRISE DE CASSE DES SERVICES PUBLICS
POUR OBTENIR LE RETRAIT DES MESURES QUI DETRUISENT LA FORMATION DES ENSEIGNANTS
GREVE LE 21
POUR LA REUSSITE DE LA MANIF,
LA PRESENCE DE CHACUN
EST DETERMINANTE !
Rendez-vous à la manifestation jeudi 21 janvier à 14h30, place de la République vers Richelieu Drouot.
La FSU est en tête (Créteil, Paris, Versailles). Viennent ensuite Solidaires, la CGT, l’UNEF et les jeunes, les intersyndicales puis les organisations ralliées.
Les IUFM défileront avec les intersyndicales.
Rendez-vous des IUFM : devant Habitat.
Tenue jaune fluo de rigueur.
Prévoir objets sonores.
POUR OBTENIR LE RETRAIT DES MESURES QUI DETRUISENT LA FORMATION DES ENSEIGNANTS
GREVE LE 21
POUR LA REUSSITE DE LA MANIF,
LA PRESENCE DE CHACUN
EST DETERMINANTE !
Rendez-vous à la manifestation jeudi 21 janvier à 14h30, place de la République vers Richelieu Drouot.
La FSU est en tête (Créteil, Paris, Versailles). Viennent ensuite Solidaires, la CGT, l’UNEF et les jeunes, les intersyndicales puis les organisations ralliées.
Les IUFM défileront avec les intersyndicales.
Rendez-vous des IUFM : devant Habitat.
Tenue jaune fluo de rigueur.
Prévoir objets sonores.
vendredi 15 janvier 2010
Masterisation : où en sommes-nous ?
Ces derniers jours, le gouvernement a publié les textes définitifs sur les masters et sur les nouveaux concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.
Il n’a tenu aucun compte de l’exigence de retrait de ces mesures exprimée par tous les syndicats, de la Maternelle à l’Université, par la FCPE et les fédérations lycéennes et étudiantes.
Même la Conférence des Directeurs d’IUFM (pourtant nommés par le gouvernement !), la Conférence des Présidents d’Université et le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ont condamné les projets gouvernementaux.
Pour qui ces mesures sont-elles négatives ?
Pour les élèves : dès septembre 2010, des centaines de classes du premier ou du second degré seront successivement prises en charge par de nouveaux enseignants venant tout juste de réussir le concours, sans réelle formation professionnelle, et par 2 voire 3 étudiants de master 2 qui les remplaceront pendant le tiers-temps de formation qui subsiste.
Pour les étudiants voulant devenir enseignant : il leur faudra étudier une année de plus avant d’obtenir un premier salaire.
Leurs 2 années de master seront infernales : ils devront préparer les épreuves écrites puis les épreuves orales du concours, passer un brevet de secourisme, un certificat de langue étrangère, satisfaire aux épreuves et travaux permettant l’obtention du master, mener une recherche, rédiger puis soutenir un mémoire de recherche, faire éventuellement un stage en responsabilité en milieu scolaire et rédiger un mémoire de stage, effectuer un stage en entreprise, à l’étranger …
Pour les nouveaux enseignants : les deux années de master ne constituant pas une formation professionnelle, ils devront faire face sans préparation à la gestion d’une classe. Il est à prévoir que cette brutale entrée dans la fonction conduira à des démissions.
Pour les établissements scolaires : ce sont les équipes pédagogiques qui devront faire face aux dysfonctionnements qui découleront des problèmes prévisibles de gestion de classe des nouveaux recrutés, de leurs éventuels arrêts de travail.
Pour les titulaires : la disparition des PE2 amène la disparition des stages de formation continue de 3 semaines. Seules des formations courtes sur le temps libre existeront encore.
Pour les formateurs : leurs services composés d’une multitude d’actions ponctuelles sans cohérence entre elles s’effectueront vraisemblablement sur des sites dispersés dans toute l’académie.
Pour la recherche : combiner dans le cadre des masters recherche et préparation au concours nuira à la qualité de la recherche universitaire.
Pour la fonction publique d’enseignement : l’existence sur le marché du travail de titulaires de master « métiers de l’enseignement » ayant échoué au concours permettra de recruter des enseignants non fonctionnaires et de supprimer, à terme, les concours de la fonction publique
Il n’a tenu aucun compte de l’exigence de retrait de ces mesures exprimée par tous les syndicats, de la Maternelle à l’Université, par la FCPE et les fédérations lycéennes et étudiantes.
Même la Conférence des Directeurs d’IUFM (pourtant nommés par le gouvernement !), la Conférence des Présidents d’Université et le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ont condamné les projets gouvernementaux.
Pour qui ces mesures sont-elles négatives ?
Pour les élèves : dès septembre 2010, des centaines de classes du premier ou du second degré seront successivement prises en charge par de nouveaux enseignants venant tout juste de réussir le concours, sans réelle formation professionnelle, et par 2 voire 3 étudiants de master 2 qui les remplaceront pendant le tiers-temps de formation qui subsiste.
Pour les étudiants voulant devenir enseignant : il leur faudra étudier une année de plus avant d’obtenir un premier salaire.
Leurs 2 années de master seront infernales : ils devront préparer les épreuves écrites puis les épreuves orales du concours, passer un brevet de secourisme, un certificat de langue étrangère, satisfaire aux épreuves et travaux permettant l’obtention du master, mener une recherche, rédiger puis soutenir un mémoire de recherche, faire éventuellement un stage en responsabilité en milieu scolaire et rédiger un mémoire de stage, effectuer un stage en entreprise, à l’étranger …
Pour les nouveaux enseignants : les deux années de master ne constituant pas une formation professionnelle, ils devront faire face sans préparation à la gestion d’une classe. Il est à prévoir que cette brutale entrée dans la fonction conduira à des démissions.
Pour les établissements scolaires : ce sont les équipes pédagogiques qui devront faire face aux dysfonctionnements qui découleront des problèmes prévisibles de gestion de classe des nouveaux recrutés, de leurs éventuels arrêts de travail.
Pour les titulaires : la disparition des PE2 amène la disparition des stages de formation continue de 3 semaines. Seules des formations courtes sur le temps libre existeront encore.
Pour les formateurs : leurs services composés d’une multitude d’actions ponctuelles sans cohérence entre elles s’effectueront vraisemblablement sur des sites dispersés dans toute l’académie.
Pour la recherche : combiner dans le cadre des masters recherche et préparation au concours nuira à la qualité de la recherche universitaire.
Pour la fonction publique d’enseignement : l’existence sur le marché du travail de titulaires de master « métiers de l’enseignement » ayant échoué au concours permettra de recruter des enseignants non fonctionnaires et de supprimer, à terme, les concours de la fonction publique
Pour faire le point de la situation,
pour préparer la grève et les actions du 21 janvier,
NT1, titulaires en formation continue, PE1, PE2, ATOSS, formateurs IUFM
TOUS A L’AG
Lundi 18 janvier de 11h45 à 13h dans le petit amphi
pour préparer la grève et les actions du 21 janvier,
NT1, titulaires en formation continue, PE1, PE2, ATOSS, formateurs IUFM
TOUS A L’AG
Lundi 18 janvier de 11h45 à 13h dans le petit amphi
jeudi 24 décembre 2009
Prochaine réunion du Collectif 93 "de la Maternelle à l'Université"
La prochaine réunion du Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université » aura lieu vendredi 8 janvier 2010 à 18h30, Bourse du Travail de Bobigny.
Compte rendu de la dernière réunion du 1er décembre 2009.
17 présents dont 7 personnes pour qui c’était la première participation à ce collectif.
1. Relations du Collectif avec les syndicats.
Au terme des échanges, la position suivante se dégage : la raison d’être de ce collectif est précisément d’offrir un lieu de rencontre et d’échanges que les syndicats n’offrent pas. Le besoin que ressentent les participants de débattre entre collègues issus de tous les corps de l’Education nationale en vue de fédérer les prochaines mobilisations n’est pas satisfait par les réunions syndicales ou intersyndicales existantes auxquelles, par ailleurs, participe une partie des présents. Il est convenu que des invitations aux réunions du Collectif ne seront pas spécifiquement envoyées aux syndicats. Celles-ci s’adressent toutefois à tous les personnels de l’Education nationale, syndiqués ou non, sans exclusive.
2. Poursuite des débats sur la situation dans l’Education nationale.
Si le texte auquel avait aboutit la précédente réunion (reproduit ci-dessous) avait souligné la cohérence d’ensemble de la politique régressive du gouvernement qui, de la Maternelle à l’Université, consiste à supprimer des postes, introduire une gestion libérale des personnels, à s’en prendre à tout ce qui peut former les futurs citoyens à la liberté de penser, les échanges ont cette fois concerné la question de l’identité professionnelle, des motivations qui avaient amené les uns et les autres à entrer dans l’Education nationale, au service des élèves et des étudiants.
Plusieurs interventions ont témoigné de la souffrance au travail, de la perte de sens de nos métiers, se vidant de leur dimension pédagogique, s’éloignant de la mission qu’ils avaient par le passé. Les liens entre pédagogie / éthique du métier / place de l’Education dans la société ont été mis en évidence.
La rédaction d’un texte intégrant l’ensemble de ces réflexions sera l’objet de la prochaine réunion. A cette fin, il a été convenu que chacun enverra d’ici là une transcription écrite de ses interventions. Toutes contributions seront les bienvenues. Elles doivent être adressées à l’adresse suivante : matuni93@yahoo.fr.
3. Vers le lancement d’un référendum d’initiative populaire ?
L’idée de s’engager dans le processus d’organisation d’un référendum d’initiative populaire continue de cheminer. Ce référendum permettrait de placer la question de l’éducation au cœur des débats, afin qu’elle soit prise en compte par l’ensemble des citoyens. Des informations plus précises sur la marche à suivre seront présentées lors de la réunion du 8 janvier.
Bonnes fêtes à tous, retrouvons nombreux le 8 janvier pour une nouvelle année combative.
Compte rendu de la dernière réunion du 1er décembre 2009.
17 présents dont 7 personnes pour qui c’était la première participation à ce collectif.
1. Relations du Collectif avec les syndicats.
Au terme des échanges, la position suivante se dégage : la raison d’être de ce collectif est précisément d’offrir un lieu de rencontre et d’échanges que les syndicats n’offrent pas. Le besoin que ressentent les participants de débattre entre collègues issus de tous les corps de l’Education nationale en vue de fédérer les prochaines mobilisations n’est pas satisfait par les réunions syndicales ou intersyndicales existantes auxquelles, par ailleurs, participe une partie des présents. Il est convenu que des invitations aux réunions du Collectif ne seront pas spécifiquement envoyées aux syndicats. Celles-ci s’adressent toutefois à tous les personnels de l’Education nationale, syndiqués ou non, sans exclusive.
2. Poursuite des débats sur la situation dans l’Education nationale.
Si le texte auquel avait aboutit la précédente réunion (reproduit ci-dessous) avait souligné la cohérence d’ensemble de la politique régressive du gouvernement qui, de la Maternelle à l’Université, consiste à supprimer des postes, introduire une gestion libérale des personnels, à s’en prendre à tout ce qui peut former les futurs citoyens à la liberté de penser, les échanges ont cette fois concerné la question de l’identité professionnelle, des motivations qui avaient amené les uns et les autres à entrer dans l’Education nationale, au service des élèves et des étudiants.
Plusieurs interventions ont témoigné de la souffrance au travail, de la perte de sens de nos métiers, se vidant de leur dimension pédagogique, s’éloignant de la mission qu’ils avaient par le passé. Les liens entre pédagogie / éthique du métier / place de l’Education dans la société ont été mis en évidence.
La rédaction d’un texte intégrant l’ensemble de ces réflexions sera l’objet de la prochaine réunion. A cette fin, il a été convenu que chacun enverra d’ici là une transcription écrite de ses interventions. Toutes contributions seront les bienvenues. Elles doivent être adressées à l’adresse suivante : matuni93@yahoo.fr.
3. Vers le lancement d’un référendum d’initiative populaire ?
L’idée de s’engager dans le processus d’organisation d’un référendum d’initiative populaire continue de cheminer. Ce référendum permettrait de placer la question de l’éducation au cœur des débats, afin qu’elle soit prise en compte par l’ensemble des citoyens. Des informations plus précises sur la marche à suivre seront présentées lors de la réunion du 8 janvier.
Bonnes fêtes à tous, retrouvons nombreux le 8 janvier pour une nouvelle année combative.
dimanche 13 décembre 2009
MARDI 15 DECEMBRE MOBILISATION GENERALE DES IUFM
L'assemblée générale qui s'est tenue au petit amphi de Livry-Gargan jeudi 10 décembre a rappelé l'urgence de dénoncer la réforme auprès de tous, enseignants, parents d'élèves, simples citoyens.
Il nous faut inventer des mots et des phrases plus limpides pour que chacun-e prenne la mesure de l'ampleur des dégâts qu'entrainera cette réforme si elle entre en vigueur.
En conséquence,
- Un bon nombre de participants ont déclaré qu'ils seraient en grève active mardi , présents à l'IUFM afin d'informer et de mobiliser.
-RDV a été pris pour mardi 10H afin de débattre, écrire, afficher, interpeller toutes les personnes présentes à l'IUFM (PE1 et 2, NT1, enseignants en formation continue, formateurs, personnel BIATOSS).
-L'après-midi préparation de la manifestation; apportez vos instruments de musique, slogans, gilets jaunes et toute votre imagination.
-D'autres actions ont été évoquées (passage dans les établissemenents scolaires de Livry, Clichy; distribution de tracts auprès des parents...) mais ne seront possibles que si nous sommes nombreux.
-On se retrouvera à la manifestation avec les autres IUFM d'ile de France à 17h,
pour un parcours de Jussieu à la Sorbonne
MOBILISONS-NOUS TOUS ENSEMBLE MARDI15 DECEMBRE,POUR REPARTIR DE PLUS BELLE EN 2010
NOUS N'AVONS PAS LE DROIT D'ABANDONNER CE COMBAT!
Nous ne sommes pas seuls: les IUFM sont mobilisés plus que jamais pour cette journée: des actions sont prévues partout en France.
Il nous faut inventer des mots et des phrases plus limpides pour que chacun-e prenne la mesure de l'ampleur des dégâts qu'entrainera cette réforme si elle entre en vigueur.
En conséquence,
- Un bon nombre de participants ont déclaré qu'ils seraient en grève active mardi , présents à l'IUFM afin d'informer et de mobiliser.
-RDV a été pris pour mardi 10H afin de débattre, écrire, afficher, interpeller toutes les personnes présentes à l'IUFM (PE1 et 2, NT1, enseignants en formation continue, formateurs, personnel BIATOSS).
-L'après-midi préparation de la manifestation; apportez vos instruments de musique, slogans, gilets jaunes et toute votre imagination.
-D'autres actions ont été évoquées (passage dans les établissemenents scolaires de Livry, Clichy; distribution de tracts auprès des parents...) mais ne seront possibles que si nous sommes nombreux.
-On se retrouvera à la manifestation avec les autres IUFM d'ile de France à 17h,
pour un parcours de Jussieu à la Sorbonne
MOBILISONS-NOUS TOUS ENSEMBLE MARDI15 DECEMBRE,POUR REPARTIR DE PLUS BELLE EN 2010
NOUS N'AVONS PAS LE DROIT D'ABANDONNER CE COMBAT!
Nous ne sommes pas seuls: les IUFM sont mobilisés plus que jamais pour cette journée: des actions sont prévues partout en France.
mardi 8 décembre 2009
EDUCATION EN DANGER : UN COLLECTIF 93 " DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE" POUR FEDERER LES MOBILISATIONS
Les services publics en général, le service public d’éducation et de la recherche en particulier, de la Maternelle à l’Université, subissent des attaques sans précédent.
De nombreux mouvements de protestation, parfois massifs, se sont développés ces derniers temps (défense des RASED, de la formation des enseignants, du CNRS, des enseignants-chercheurs, des personnels BIATOSS …) sans parvenir à faire reculer le gouvernement.
En Seine-Saint-Denis, ce constat a amené des personnes travaillant dans l’Education nationale à se réunir dès septembre 2009 pour tenter de réagir ensemble. Les trois rencontres qui se sont tenues ont permis de réunir des instituteurs et professeurs d’écoles maternelles et élémentaires, des directeurs d’école, des conseillers pédagogiques, des maîtres formateurs, des professeurs d’IUFM et d’IUT, des enseignants-chercheurs, des personnels non enseignants d’université (BIATOSS), des professeurs des écoles stagiaires.
Nous avons tous à cœur d'affirmer notre détermination à continuer de résister à l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
Nous faisons l’analyse que les mouvements précédents n’ont pas atteint leurs objectifs car les mobilisations passées, dispersées au lieu d’être fédérées, ont été insuffisantes : c’est en développant les convergences entre les mouvements à venir, en y associant les parents d’élèves et l’ensemble des citoyens attachées à l’Ecole républicaine que nous parviendrons à être entendus.
De la Maternelle à l’Université, les mesures gouvernementales présentent en effet de nombreux points communs :
- réduction de postes : suppression des postes d’enseignants spécialisés prenant en charge les élèves en difficulté (RASED), non remplacement des enseignants absents, postes vacants, suppression de l’année de formation rémunérée des nouveaux enseignants, accroissement des effectifs par classe, réduction des horaires d’enseignement, postes aux concours en nombre insuffisant …
- remise en question du statut de fonctionnaires par le recrutement de personnel vacataires et précarisation du travail, la loi sur la mobilité des fonctionnaires,
- limitation du droit de grève en raison de l’obligation d’une déclaration plusieurs jours auparavant,
- mépris pour la qualité de l’enseignement : utilisation d’étudiants comme enseignants placés en pleine responsabilité devant élèves, destruction de la formation initiale et continue des enseignants,
- volonté de transformer l’école en un lieu qui forme des exécutants dociles plutôt que des citoyens aptes à faire preuve d’esprit critique : programmes scolaires 2008 qui sous-entendent que les élèves doivent apprendre sans comprendre, suppression des IUFM qui développent une pensée critique sur les pratiques professionnelles et encouragent la liberté et l’innovation pédagogiques, suppression de l’histoire-géographie en tant que discipline obligatoire en terminale S,
- mise en concurrence des salariés, des établissements scolaires et universitaires, des élèves : bourses d’étude, promotions ou primes attribuées au mérite, processus d’évaluation individuelle (entretiens personnels), suppression de la carte scolaire.
Pour dégager des perspectives, définir des modalités d’action communes, proposer des projets alternatifs, il faut que les personnels de l’Education Nationale de toutes catégories et que les citoyens se rencontrent.
Le lancement d’un large débat public et civique autour de l’avenir de l’école et, si besoin, comme à la poste, la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public de l’Education peuvent ouvrir des perspectives.
L’UNITÉ DE LA GRÈVE DU 24 NOVEMBRE ET DE LA JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION DU 15 DECEMBRE DOIT TROUVER SES PROLONGEMENTS DANS D’AUTRES ACTIONS COMMUNES, DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ !
Nous ne partons pas de rien. Les luttes passées, les coordinations, la Ronde infinie des Obstinés ont d’ores et déjà permis de tisser des liens importants entre des catégories de personnel qui n’avaient pas l’occasion de se rencontrer jusqu’alors.
REJOIGNEZ-NOUS
PROCHAINE REUNION : VENDREDI 8 JANVIER à 18h30 à la Bourse du Travail de Bobigny
Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université ». Contact : matuni93@yahoo.fr
De nombreux mouvements de protestation, parfois massifs, se sont développés ces derniers temps (défense des RASED, de la formation des enseignants, du CNRS, des enseignants-chercheurs, des personnels BIATOSS …) sans parvenir à faire reculer le gouvernement.
En Seine-Saint-Denis, ce constat a amené des personnes travaillant dans l’Education nationale à se réunir dès septembre 2009 pour tenter de réagir ensemble. Les trois rencontres qui se sont tenues ont permis de réunir des instituteurs et professeurs d’écoles maternelles et élémentaires, des directeurs d’école, des conseillers pédagogiques, des maîtres formateurs, des professeurs d’IUFM et d’IUT, des enseignants-chercheurs, des personnels non enseignants d’université (BIATOSS), des professeurs des écoles stagiaires.
Nous avons tous à cœur d'affirmer notre détermination à continuer de résister à l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
Nous faisons l’analyse que les mouvements précédents n’ont pas atteint leurs objectifs car les mobilisations passées, dispersées au lieu d’être fédérées, ont été insuffisantes : c’est en développant les convergences entre les mouvements à venir, en y associant les parents d’élèves et l’ensemble des citoyens attachées à l’Ecole républicaine que nous parviendrons à être entendus.
De la Maternelle à l’Université, les mesures gouvernementales présentent en effet de nombreux points communs :
- réduction de postes : suppression des postes d’enseignants spécialisés prenant en charge les élèves en difficulté (RASED), non remplacement des enseignants absents, postes vacants, suppression de l’année de formation rémunérée des nouveaux enseignants, accroissement des effectifs par classe, réduction des horaires d’enseignement, postes aux concours en nombre insuffisant …
- remise en question du statut de fonctionnaires par le recrutement de personnel vacataires et précarisation du travail, la loi sur la mobilité des fonctionnaires,
- limitation du droit de grève en raison de l’obligation d’une déclaration plusieurs jours auparavant,
- mépris pour la qualité de l’enseignement : utilisation d’étudiants comme enseignants placés en pleine responsabilité devant élèves, destruction de la formation initiale et continue des enseignants,
- volonté de transformer l’école en un lieu qui forme des exécutants dociles plutôt que des citoyens aptes à faire preuve d’esprit critique : programmes scolaires 2008 qui sous-entendent que les élèves doivent apprendre sans comprendre, suppression des IUFM qui développent une pensée critique sur les pratiques professionnelles et encouragent la liberté et l’innovation pédagogiques, suppression de l’histoire-géographie en tant que discipline obligatoire en terminale S,
- mise en concurrence des salariés, des établissements scolaires et universitaires, des élèves : bourses d’étude, promotions ou primes attribuées au mérite, processus d’évaluation individuelle (entretiens personnels), suppression de la carte scolaire.
Pour dégager des perspectives, définir des modalités d’action communes, proposer des projets alternatifs, il faut que les personnels de l’Education Nationale de toutes catégories et que les citoyens se rencontrent.
Le lancement d’un large débat public et civique autour de l’avenir de l’école et, si besoin, comme à la poste, la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public de l’Education peuvent ouvrir des perspectives.
L’UNITÉ DE LA GRÈVE DU 24 NOVEMBRE ET DE LA JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION DU 15 DECEMBRE DOIT TROUVER SES PROLONGEMENTS DANS D’AUTRES ACTIONS COMMUNES, DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ !
Nous ne partons pas de rien. Les luttes passées, les coordinations, la Ronde infinie des Obstinés ont d’ores et déjà permis de tisser des liens importants entre des catégories de personnel qui n’avaient pas l’occasion de se rencontrer jusqu’alors.
REJOIGNEZ-NOUS
PROCHAINE REUNION : VENDREDI 8 JANVIER à 18h30 à la Bourse du Travail de Bobigny
Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université ». Contact : matuni93@yahoo.fr
samedi 5 décembre 2009
Alertez les bébés !
Si nous n’obtenons pas le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, les élèves seront confiés à des étudiants et à des enseignants sans formation professionnelle.
Le rejet de cette prétendue réforme est désormais unanime.
Tous les syndicats, de la Maternelle à l’Université, les parents d’élèves de la FCPE, les étudiants de l’UNEF et les lycéens de l’UNL et de la FIDL exigent du gouvernement l’abrogation des décrets et organisent pour l’obtenir une
journée nationale de mobilisation mardi 15 décembre.
Même la Conférence des Directeurs d’IUFM (pourtant nommés par le gouvernement !), la Conférence des Présidents d’Université et le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) ont condamné les projets gouvernementaux.
Plusieurs directeurs d’IUFM se joignent à la mobilisation en banalisant des journées de cours pour alerter l’opinion publique (le directeur de l’IUFM de Créteil a refusé de le faire !).
Pour faire le point de la situation,
Pour préparer la mobilisation du 15 décembre,
NT1, titulaires en formation continue,
PE1, PE2, ATOSS, formateurs IUFM
TOUS A L’AG
Jeudi 10 décembre
de 11h30 à 13h dans le petit amphi
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