dimanche 8 mars 2009

INFOS COORDINATION NATIONALE

Compte rendu de l’AG de la Coordination Nationale Formation des Enseignants. Samedi 7 mars, Sorbonne, 9h30 / 18h30.

Ordre du jour :

Situation depuis le 31 janvier dernier, date de la dernière AG de la coordination FDE

Actions menées

Motions à rédiger

Actions à mener. Mise en place des modalités de travail pour réfléchir à une proposition alternative de « vraie réforme » de la formation des enseignants.

Les propos forts du président de Paris 4, G. Moulinier :

Il commence par évoquer l’Appel de la Sorbonne par 9 Présidents d’Université, bientôt suivis d’une quinzaine d’autres. Ne pas accepter la fin du statut de fonctionnaire stagiaire. Dénoncer la précarisation dans le cadre d’une fonction publique territoriale qui recruterait par liste d’aptitudes. Pour une formation en alternance. Le couplage Concours / Master aboutira à une baisse du niveau général et à des concours et des masters « bidons ». Un master « métier de l’enseignement » ? une idée franco-française … un master de « gaulois dégénérés ». En réalité, on assiste au plus grand coup porté à l’Ecole depuis Vichy.

Si dans une semaine il n’y a pas eu le moindre signe tangible de la part du ministère autiste de Darcos, on assistera à une radicalisation et à des débordements qui pourraient devenir désastreux. Il faut exiger le retrait et du temps pour une vraie négociation en refusant catégoriquement toute mesure transitoire. [La réforme Darcos nous achemine délibérément à la privatisation et la précarisation]

Sylvie Plane (PU. IUFM de Paris) fait le point sur la situation et rappelle quelques dates.

10 février : Appel de la Sorbonne. PU très engagés

11 février : collectif SVT à la DGES. Dénonce le manque de politique nationale sur les stages, le manque de calcul des financements de la formation.

12 février : Conférence de la CPU demandant un report d’un an. Réponse violente de Darcos

13 février : CDIUFM et CPU désapprouvent les propos du ministre

14 février : communiqué de presse FSU

15 février : date prévue pour la remontée des maquettes. Blocages importants dans les universités. 3 ou 4 maquettes seulement de PE sur 31 IUFM passent les barrages.

19 février : déclaration de la CPU. La formation des enseignants est un enjeu essentiel.

25 février : clivages au sein de la CPU qui rebascule dans l’autre sens et évoque les ouvertures du ministère

4 mars : les propos de Sarkozy sur son ministère …

5 mars : nouvelle réunion de la CPU

Intervention d’un directeur d’IUFM (qui ne parle qu’en son nom)

La mise en concurrence est devenue un mode de gouvernance.[ en cherchant à opposer les intérêts des universités à ceux dans IUFM , le psychopédagogie aux disciplines etc.] Cette politique se retourne aujourd’hui contre le gouvernement. Problème : la LRU et les budgets.

Etat de la mobilisation. Marie-Albane de Suremain a établi un tableau qui va être actualisé en fonction des réponses des uns et des autres. Elle insiste sur l’articulation vitale entre la Coordination Nationale des Universités et la Coordination Nationale FDE. Les motions votées vendredi 6 mars par la coordination des Universités sont très claires et portent la question de la formation des enseignants au premier plan.

Les sites officiels des IUFM de France.

Aude Gerbaud présente un tableau où il apparaît que de nombreux IUFM ont mis en ligne des plaquettes présentant une éventuelle formation aux concours dans le cadre des masters. Certains IUFM, toutefois sont plus prudents et renvoient au site ministériel. Parfois, les sites officiels des IUFM présentent différents textes, motions et invitent à la prudence.

Lecture de la motion du 6 mars de la Coordination Nationale des Universités.

Elle est acceptée à l’unanimité.

Il s’agit dès lors de la préciser dans l’optique FDE.

Jean-Louis Auduc pose le problème du terme « fonction publique d’enseignant » et souhaite le remplacer dans la motion du 7 mars par fonction publique d’Etat. Par ailleurs, il souhaite que le nouveau texte ne laisse pas penser au soutien d’un statut quo. Maintenir les concours actuels, certes, mais sans pour autant les considérer comme satisfaisants. Attention par ailleurs à la LRU : il s’agit bien de défendre le statut d’Ecole Professionnelle Autonome.

Chacun est ensuite amené à proposer des amendements au texte qui seront repris par le comité de rédaction.

Intervention « décalée » du président de la CDIUFM. (Mr Baranguer)

Il fait remarquer que les attaques contre les IUFM ne sont pas nouvelles. Elles datent de Luc Ferry qui souhaitait placer les Ecoles professionnelles sous la coupe des Recteurs. Deal : ou bien intégration à l’université ou bien caporalisation sous la coupe rectorale. Dans un contexte où l’opinion publique était plutôt défavorable aux IUFM.

« Choisir entre la peste et le choléra ». Prix à payer : la perte d’autonomie. La CDIUFM a réagi dès mai 2008. A l’époque, seul Toulouse se mobilise, sinon rien ne bouge. Les syndicats se taisent. Seul interlocuteur de la CDIUFM : la CPU.

Juin : rencontre de la CDIUFM avec le ministère sur la question des métiers de l’enseignement pour sauver la dimension professionnelle de la formation. Au départ, aucun stage. Les 108h sont une avancée, même si très insatisfaisante. Epreuves professionnelles dans les concours : un plus.

Grandes divisions au sein de la CDIUFM. Mais les choses bougent. La peur de départ était de voir un concours se mettre en place sans les maquettes de formation, ce qui signait la mort des IUFM.

Le président de la FCPE est venu exprimer le soutien de la fédération à la lutte en cours.

Discussions et vote des motions. (Après-midi).

Des idées d’action à mener.

Choisir dans chaque IUFM de France, une délégation à la Coordination Nationale FDE. Aujourd’hui 18 IUFM sur 31 sont représentés, ce qui n’est pas mal.

Collectif Toulouse : se battre en utilisant les textes réglementaires actuellement en vigueur. Grèves avec le personnel BiAtoss et les usagers. Délocalisation des cours sur la place publique. Préinscription des étudiants pour la formation au concours de l’an prochain.

Etiolles. Reprise de l’idée de Saint-Lô des parrainages de PE1 par des collègues des écoles. Tract : ce que met en place la réforme / ce que l’on veut. Intersyndicale forte.

Bretagne. Collectif interuniversitaire. Assises du Grand Ouest le 2 avril. Signature de l’Appel des Appels en tant que collectif. Blocage des maquettes dans les 4 CA.

Paris 4 : la présence mutuelle de formateurs IUFM et de d’universitaires dans les AG ne suffit pas. Liens entre université, IUFM, parents dans le cadre de débats et de forum à organiser.

Lettres aux parlementaires et rendez-vous. Faire le point sur les soutiens avérés.

Apporter les motions dans les écoles, les collèges et les lycées à l’heure de la récréation et discuter avec les collègues présents.

Se rapprocher des collectifs du Premier degré, exemple « Sauvons l’Ecole » (IUFM d’Alsace).

Inscrire les étudiants. Pré-recrutement de PE1 par les collectifs.

En discussion : une lettre de démission conditionnelle collective des jurys et examens si maintien de la réforme.




Motion de la coordination nationale de la formation des enseignants – 7 mars 2009

Au lendemain de la 5è réunion de la coordination des universités, la coordination FDE s’inscrit en totale convergence avec la CNU. En ce sens, elle partage pleinement ses revendications concernant la formation et le recrutement des enseignants mais aussi le statut des enseignants chercheurs, l’emploi et la réforme du système d’allocations des moyens à l’université, la défense des organismes de recherche.

Face aux tentatives de division du gouvernement, la CNFDE se félicite de ces convergences, exige des réponses du gouvernement sur l’ensemble de ces revendications et appelle à poursuivre la mobilisation dans cet objectif.

Concernant la « réforme du recrutement et de la formation des enseignants », la coordination rappelle les dangers qu’elle fait courir au service public d’éducation :

Une dégradation de la formation disciplinaire et professionnelle

Un affaiblissement de la formation continue

La suppression de la formation en alternance rémunérée, sous statut de fonctionnaire stagiaire

Une atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant en l’absence d’aides et de pré-recrutements

Le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et /ou précaires qui remet en cause à terme le statut de la fonction publique d’Etat.

Elle dénonce la baisse de postes au concours qui décuple ces attaques. Elle dénonce le désengagement de l’Etat de sa mission de service public.

En conséquence, elle exige :

le retrait immédiat de la réforme,

le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010,

le maintien des préparations aux concours,

le maintien des IUFM, en tant qu’école professionnelle et de leur potentiel de formation et de recherche,

un cadrage national des concours de recrutement du 1er degré et le caractère national des concours de recrutement du second degré et de la formation. La réussite aux concours de recrutement doit être associée à l’obtention d’un poste de fonctionnaire d’Etat.

des postes aux concours, de la maternelle à l’université, à la hauteur des besoins, par un plan pluriannuel de recrutement

un plan pluriannuel de résorption de la précarité associé à un échéancier précis

Elle refuse toute mesure transitoire qui ne vise qu’à entériner la réforme de manière déguisée et appelle à la mobilisation générale jusqu’à satisfaction de ces revendications. Le gouvernement est affaibli par la mobilisation des universités et des IUFM, nous pouvons gagner !

Elle appelle à des Etats généraux de la formation des enseignants pour une réforme pour une formation de qualité.




Motion « Ensemble dans l’action pour gagner ! »

La coordination nationale sur la formation des enseignants constate que la mobilisation continue contre la « réforme des concours et de la formation des enseignants ». Les journées de grève et les grèves reconductibles, les actions en direction des écoles, des lycées, de la population sont diverses, inventives, dynamiques et se déroulent maintenant dans de nombreuses villes. Ces actions ont pour objectif le retrait de la réforme et l’ambition de faire connaître très largement nos revendications. Elle ont permis de commencer à déstabiliser les ministères concernés.

La coordination appelle l’ensemble des enseignants, des étudiants, des personnels à poursuivre les actions :

d’information et de réflexion

- Continuer à informer au sein des IUFM et des universités, par des analyses, des tracts, blogs…

- En direction des collègues des écoles, des collèges et des lycées : mettre en place des distributions de tracts, des réunions d’information dans les lycées et les circonscriptions.

- En direction des parents d’élèves et de la population : expliquer nos revendications par des tracts, des explicatifs, des actions visibles sur les lieux publics et aux portes des établissements.

- Développer l’information en direction des médias et des élus : communiqués et conférences de presse, invitation de la presse aux actions organisées ; apparition auprès des mairies et des élus ; contacter les parlementaires…

- Organiser des journées banalisées et journées portes ouvertes pour réfléchir à l’avenir de la formation. Ces actions déboucheront sur des assises de la formation.

pour constituer un rapport de force

- Bloquer la remontée des maquettes de master par des motions aux conseils, le blocage des conseils d’universités, ou au niveau des rectorats et de l’AERES.

- Développer la grève des formateurs, des personnels, des étudiants et des stagiaires.

- Pour construire la mobilisation et la grève, nous appelons aux journées de mobilisation suivantes :

La journée d’action en direction des rectorats le 10 mars.

Dans le cadre de la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations..

La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.

La coordination FDE participera à la prochaine coordination nationale des universités le 16 mars.


Communiqué de presse de la 2e Coordination sur la Formation des Enseignants.

Pour sortir de la crise : retrait immédiat du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse

La deuxième Coordination sur la Formation des Enseignants s’est réunie ce 7 mars 2009 en Sorbonne. Elle réunissait des formateurs venus de la plupart des universités françaises, dans l’intégralité de leurs composantes (IUFM, départements, UFR) et des étudiants, avec la participation du SNESUP, du SNEP, du SNUipp et de l’UNSA-éducation. Elle a reçu le soutien de la fédération de parents d’élèves FCPE représentée par son président.

Elle se déclare solidaire de la Coordination Nationale des Universités, dont elle soutient par un vote unanime la motion intitulée « Non à la casse du service public d’enseignement de la maternelle à l’université ». Elle dénonce l’obstination du gouvernement à ne pas entendre l’ensemble des revendications portées par tous les acteurs de la communauté universitaire, au-delà de la question du statut des enseignants-chercheurs : retrait du contrat doctoral unique, refus de la précarisation systématique des emplois, exigence d’un plan pluri-annuel de recrutement, refus du démantèlement des organismes publics de recherche, et bien entendu retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Sur ce dernier point, il va de soi que la communauté universitaire dans son immense majorité est favorable à la reconnaissance de la qualification des enseignants à Bac + 5.

Une fois acté le retrait du projet Sarkozy-Darcos-Pécresse et obtenue la satisfaction de l’ensemble des revendications de la communauté universitaire, il sera nécessaire d’ouvrir des discussions approfondies pour envisager une réforme digne de ce nom aboutissant à une amélioration de la formation des enseignants.

Le gouvernement s’obstine à refuser de retirer son projet, retrait pourtant reconnu par tous comme la clé d’une sortie de crise. Cette attitude est irresponsable et tous les discours qui, ces derniers jours envisagent des « solutions » transitoires, sont inacceptables et relèvent de leurres qui ne sauraient tromper personne.

La coordination FDE exige le maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l’année 2010 et demande aux présidents d’universités et aux directeurs d’IUFM l’ouverture immédiate des inscriptions pour l’année 2009-2010 pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 selon les plans de formations et les épreuves des concours actuellement en vigueur.

Elle appelle à participer aux journées de mobilisation suivantes :

La journée d’action en direction des rectorats le 10 mars.

Dans le cadre de la journée d’action du 11 mars « de la maternelle à l’université », la coordination FDE appelle à la grève et à la participation massive aux manifestations.

La journée de grève interprofessionnelle le 19 mars.


Motion 1

La coordination nationale FDE observe qu’au 7 mars, à quatre mois de la fin de l’année universitaire, les étudiants qui veulent devenir enseignants et se former à ce métier n’ont aucune visibilité sur les possibilités de formation et de préparer les concours.

Elle demande l’annonce rapide par le gouvernement du maintien des concours dans leur configuration actuelle pour l’année 2010.

Elle demande aux présidents d’universités et aux directeurs d’IUFM d’ouvrir immédiatement les inscriptions prévisionnelles pour les PE1, PLC1, PLP1 et CPE1 et de mettre en place dès maintenant les formations correspondantes selon les plans de formation existants.

Elle invite les collectifs d’enseignants et d’étudiants des IUFM et des universités à organiser une campagne de préinscriptions dans les prochains jours.

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