dimanche 4 septembre 2011

S.O.S. P.E.S. en détresse

Appel des Professeur-e-s stagiaires du 93

Nous, PES de Seine Saint Denis souhaitons témoigner de nos conditions de rentrée et alerter les habitant-e-s du département pour l’année qui arrive.

La rentrée a commencé tôt pour nous puisque nous venons d’achever nos cinq journées de formation de prérentrée. Sur les documents que nous avons signés, il était noté que celles-ci étaient facultatives. Très vite, on s’est rendu compte que cette notation signifiait pour nous que nous ne serions pas rémunérés pour ces jours. D’autres découvertes se sont ensuite succédées. En effet sur les 400 professeur-e-s stagiaires que nous sommes, 70 se trouvent sans postes et vont devoir courir à travers le département, pour les autres, une grande partie ne connaissent pas le niveau de leur classe à cinq jours de la rentrée. Au cours de cette formation, on nous a expliqué que des cours qui auparavant duraient une trentaine d’heures sont réduits à trois heures, comme c’est le cas du module gestion de classe.

On ressort de cette formation avec l’impression que cette année nous allons souffrir et que nous allons en plus être assez seul-e-s. A partir de maintenant nous partons seuls sur le terrain, l’absence de formation nous empêchant de nous revoir de nouveau. Les professeurs stagiaires qui n’ont pas suivi le master 2 enseignement et n’ont jamais vu la classe sont complètement perdus.

Ce ne fut pas la seule surprise de cette prérentrée ! Nous avons en effet appris de la bouche de l’inspecteur académique que nous n’aurions en tout et pour tout que deux jours de formation rémunérée, le reste de la formation étant bénévole. A notre charge de nous former nous mêmes ou alors d’aller assister aux modules de formation bénévoles prévus les mercredis ou pendant les vacances. Mais quand est ce qu’on prépare les cours ? Quand pouvons-nous participer aux 108h administratives prévues dans nos emplois du temps ? Et qu’est devenue la circulaire ministérielle du 31/03/2011 ? Celle-ci indique clairement que notre année de professeur des écoles stagiaire sera composée d’un tiers de temps de formation et de deux tiers de temps dans la classe. C’est le régime qu’ont eu nos collègues stagiaires de l’année passée.

Les professeurs stagiaires n'étant pas formés, un « devoir » implicite de formation échoit aux collègues plus anciens qui ne sont ni habilités, ni préparés et bien entendu pas payés pour cela.

Finalement, c'est une année de souffrance silencieuse qui s'annonce. Année durant laquelle l'absence de formation ne dispense pourtant pas d'un jugement et d’un contrôle permanent sur notre travail, liées à la pression de la titularisation.

L'ensemble de ces faits nous amène à revendiquer, dans l'immédiat, l'application de la circulaire du 31 mars dans toutes les académies et dans tous les départements. En effet, les professeurs stagiaires du Val de Marne bénéficient de deux jours de formation dans la semaine ainsi que de deux jours dans la classe. Cela au moins jusqu'aux vacances de la toussaint. Pourquoi nous, stagiaires du 93, ne profitons-nous pas d'une formation similaire ? Comment allons-nous gérer nos classes à plein temps, alors qu'ailleurs il semblerait que les PES ne soient pas considérés encore tout à fait prêt pour cela?

Par conséquent, un retour à une vraie formation, rémunérée, est essentiel!

Il en va de l'avenir de notre métier et surtout de celui de nos enfants!

Le collectif des PES du 93, le 31/08/2011

jeudi 7 juillet 2011

Master "métiers de l'enseignement du 1er degré" : après un an de mise à l'épreuve, le constat d'un échec annoncé

Les enseignants qui seront recrutés en septembre prochain auront-ils été bien formés ?

Au terme de la première année de mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants dans le cadre de masters, un premier bilan s’impose.

Impliqués à divers titres dans la formation des enseignants dans l’académie de Créteil en tant que formateurs à l’IUFM, conseillers pédagogiques, maîtres formateurs ou étudiants inscrits en 1ère et 2ème année du master « métiers de l’enseignement » à l’IUFM de Créteil et acteurs fortement investis dans la lutte contre cette réforme, les auteurs de cette tribune en dénoncent les effets désastreux qu’ils ont pu constater jour après jour depuis la rentrée scolaire.

La situation post-concours a été largement évoquée par les média. L’opinion publique a ainsi pu apprendre que les jeunes enseignants recrutés cette année se sont retrouvés sans véritable formation face aux élèves, que leur souffrance s’est traduite par de nombreuses démissions ou des arrêts maladie, que des milliers d’élèves ont fait les frais de cette politique et que ce sont les enfants qui n’ont pas pu trouver une compensation au sein de leur famille qui en payeront le plus les conséquences.

En revanche, les média ont peu abordé la situation pré-concours c’est-à-dire les problèmes posés par la préparation des futurs enseignants dans le cadre de la réforme dite de masterisation.


Au préalable il faut rappeler que le master ou les parcours « métiers de l’enseignement » proposés depuis septembre par la plupart des universités ne sont pas obligatoires pour devenir enseignant, qu’il s’agisse du premier ou du second degré. Il suffit d’être titulaire de n’importe quel master et de réussir le concours pour se retrouver en charge d’une classe dès la rentrée suivante sans formation professionnelle à la clé.

Pour autant, le cursus consistant à suivre un master étiqueté « Métiers de l’éducation et de l’enseignement » ne prépare pas non plus correctement au métier d’enseignant.

L’argument principal du ministère est de prétendre que cette formation remplace avantageusement la précédente puisque, pour se présenter au concours, il faut désormais justifier d’un master (contre une licence précédemment).

Or, une année après l’entrée en vigueur de la réforme, on s’aperçoit que ce qui était à craindre est advenu : il s’agit d’une vue de l’esprit qui ne résiste pas à l’épreuve du réel. Cette année a montré l’échec de cette prétention à satisfaire des visées inconciliables.

En effet, ces deux années de master doivent concilier des logiques incompatibles : préparer un master (dont la réussite exige d’avoir mené à bien une recherche, obtenu les différentes unités d’enseignement auxquelles s’ajoutent un certificat de langue étrangère de haut niveau, un certificat en informatique, un brevet de natation et un autre de secourisme), préparer un concours et se professionnaliser.

Deux ans avec un triple objectif alors que chacun des objectifs suppose à lui seul un engagement total et exclusif :

Jusqu’à l’an dernier

  • les étudiants qui se destinaient à la recherche s’y consacraient deux années à plein temps (c’est encore le cas pour les autres masters)
  • Ceux qui préparaient le concours s’adonnaient à sa seule préparation pendant un an minimum
  • Ceux qui avaient réussi le concours étaient fonctionnaires stagiaires rétribués et se professionnalisaient dans les IUFM pendant un an (autrefois pendant trois ans puis deux). Le passage par les I.U.F.M. de tous les nouveaux recrutés offrait aussi un cadre national à la formation des enseignants.

Désormais, même si le contenu des masters « métiers de l’enseignement » varie d’une université à l’autre, les deux années de masters sont employées à poursuivre ces trois objectifs à la fois.

Dans l’esprit de leurs concepteurs, les masters comportent trois dimensions qui doivent s’épauler l’une l’autre (la conduite d’une recherche est censée enrichir les futures pratiques professionnelles et nourrir la préparation du concours tout comme les stages en milieu scolaire).

Or, il en est tout autrement

Cette formation ne permet pas une mise en relation progressive et réfléchie des divers apports, mais elle entraine une dispersion des énergies des étudiants comme des formateurs sur trois pôles différents

  • un faux master-recherche : dans la mesure où les conditions de la recherche (temps, terrain, séminaires, etc.) ne sont pas réunies.

  • Une préparation insuffisante à un concours : le volume horaire qui serait nécessaire à une bonne préparation est rogné par les heures consacrées aux stages, aux séminaires de recherche et à toutes les autres composantes du master.

  • Une parodie de professionnalisation : les moments où les étudiants prennent des classes en responsabilité ne peuvent être qualifiés de stages. Le temps de leur préparation et de suivi est insuffisant, le retour critique n’est pas prévu, la qualité de l’enseignement dispensé par les étudiants n’est pas évalué. Ces moments ne préparent pas au métier d’enseignant et en donnent une approche faussée. Ces périodes permettent d’utiliser les étudiants comme moyens de remplacement pour compléter le service des directeurs partiellement déchargés ou remplacer des titulaires en formation continue.

Dans pareil système, les étudiants n’ont ni la possibilité ni la préoccupation d’améliorer leur enseignement. Ils cherchent juste à valider leur master en se conformant à des exercices formels.

En outre, le traitement accordé aux disciplines enseignées à l’école varie en fonction de leur place (ou leur absence) au concours de recrutement. Seuls les mathématiques et le français présents aux épreuves d’admission bénéficient d’une pseudo préparation à la didactique (les étudiants doivent se préparer à présenter une séance devant un jury … dont les professeurs de la discipline ont été écartés). Pour l’histoire, la géographie, l’instruction civique et morale, les langues vivantes, l’EPS, les sciences expérimentales, la technologie, les pratiques artistiques, l’histoire des arts et les techniques de l’information et de la communication, il n’existe aucun cours préparant sérieusement les futurs professeurs des écoles à leur enseignement.

Nous constatons et dénonçons un émiettement de la formation, une perte d’efficience, de sens et de cohérence.

Les conséquences en sont dramatiques : les étudiants sont écartelés parce qu’ils ne peuvent se donner aucun objectif prioritaire. Ils ont le sentiment de travailler de façon superficielle et en sont insatisfaits ; ils ne parviennent pas à mettre en relation les composantes de leur formation, ils vivent une situation de tension psychique et d’incertitude très angoissante, d’autant qu’on leur demande de se former pour un métier qu’ils n’exerceront peut-être jamais, s’ils n’obtiennent pas le concours ou à défaut comme de simples vacataires ou contractuels dans des conditions précaires. A cela s’ajoute que nombre d’entre eux doivent être salariés afin de financer leurs études.

Nous dénonçons donc une maltraitance produite par ces nouvelles conditions de formation.

Un des effets majeurs de la réforme est donc de sacrifier toute la dimension professionnelle de la formation.

Or, le métier d’enseignant ne peut s’apprendre sur le tas.

Mais il ne peut non plus s’apprendre sérieusement en un an lorsqu’on est engagé dans des études visant à réussir en même temps un examen et un concours.

Les pseudo-masters en alternance annoncés par le ministère de l’Education nationale ne sont pas non plus une solution : ils consistent en réalité en un succédané de formation, un effet d’affichage et un moyen pour le ministère d’avoir des étudiants remplaçants bon marché pour compenser les postes qu’il supprime massivement.

Les débuts de la professionnalisation supposent un temps de formation long et une implication totale ; c’est pourquoi il est impératif de rétablir au plus vite une véritable stagiarisation après le concours, à l’instar de celle qui existe pour les autres corps de la fonction publique (magistrature, police etc.).

Un recrutement des enseignants sur concours au niveau licence suivi d’une formation rémunérée en deux ans avec statut de fonctionnaire stagiaire serait la garantie d’une formation de qualité, accessible aux étudiants issus de milieux modestes. Cette formation en 6 ans (3 années de licence + 1 année de préparation concours + 2 années de master) après le bac pourrait donner lieu à l’attribution d’un master.

On l’aura compris, la réforme de la formation des enseignants n’a pas été motivée par une recherche d’amélioration de l’existant. Il importe de rappeler et de dénoncer les vrais mobiles et les finalités réelles de cette réforme :

  • Une finalité économique : l’Etat en supprimant toute décharge de service durant l’année de stage et en affectant directement les lauréats fait des économies considérables en moyens humains puisqu’il dispose d’un volant appréciable de remplaçants, se dispense de créer de nouveaux postes et de rétribuer des formateurs.
  • Une finalité politique : à terme il s’agit de réduire, voire de supprimer la fonction publique d’Etat d’enseignement en faisant disparaître les concours - dont le nombre de postes diminue chaque année- et en s’alignant sur le modèle de plusieurs autres pays de l’UE. Pour la première fois en France existeront dès la prochaine rentrée des titulaires d’un diplôme d’enseignant indépendamment de la réussite d’un concours. Se met ainsi en place un mode de recrutement des enseignants contractuels et précaires parallèle à celui sur concours en vigueur aujourd’hui et créant les conditions de sa disparition. Le rapport adopté le 29 juin 2011 par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la formation des enseignants a confirmé la réalité de ce projet. La longueur des études et la multiplication des exigences pour devenir enseignant fonctionnaire dissuadent les étudiants, et en particulier les plus modestes, de suivre la voie des concours.
  • Une finalité idéologique : en perdant leur statut de fonctionnaire et la sécurité de l’emploi, les enseignants risquent de perdre très rapidement leur liberté pédagogique. Recrutés sur profil en fonction des projets d’établissement, eux-mêmes subordonnés aux impératifs des bassins d’emploi et des politiques régionales, les enseignants seront mis à la botte de pouvoirs locaux dont dépendra la reconduction de leur contrat. La volonté de faire disparaître les IUFM est un autre aspect idéologique de la réforme de la formation des enseignants. Le gouvernement veut en finir avec ces instituts où s’élabore et se diffuse une pensée critique sur les pratiques d’enseignement, s’appuyant sur les acquis de la recherche et non sur les injonctions ministérielles.

Gageons qu’il n’est pas trop tard pour maintenir une éducation nationale ainsi que la qualité de la formation de ses acteurs, garante de celle de l’enseignement dispensé aux élèves, nos concitoyens de demain, qui font les frais actuellement des mesures gouvernementales.

Geneviève Guilpain (Sud Education), Daniel Djament (SNESup), Didier Frydman (CGT Educ’Action), Nathalie Pfaff (élue SNESup au conseil de l'IUFM), Pierre Sauve (Sud Education), Michel Solonel (élu SNESup au conseil de l'IUFM).

Ce texte est soutenu par l’Intersyndicale de l’I.U.F.M. de l’académie de Créteil, Université Paris-Est Créteil : Sud Education, SNESup, CGT Educ’Action.

Des conseillers pédagogiques et maîtres formateurs exerçant dans l’académie de Créteil et des étudiants inscrits en 1ère et 2ème année du master « métiers de l’enseignement du 1er degré » de l’U.P.E.C ont participé à sa rédaction.

jeudi 20 janvier 2011

Formation des enseignants : dans l'académie de Créteil, la mobilisation donne un premier coup d'arrêt au désengagement de l'Etat !

Les étudiants et formateurs de l’I.U.F.M. de Livry ont obtenu un stage rémunéré pour tous les étudiants !

Les étudiants et formateurs du centre de Seine-Saint-Denis de l’I.U.F.M. de Créteil (Université Paris-Est Créteil) se sont fortement mobilisés au cours du mois de janvier pour que le stage obligatoire en master 2 soit rémunéré pour tous les étudiants, et non pour les seuls admissibles.

Alors qu’une circulaire ministérielle d’août 2009 prévoyait que ce stage serait proposé à tous les étudiants inscrits aux concours et rémunéré 3000 € les 4 semaines, une autre circulaire, publiée en juillet 2010 après que la plupart des étudiants s’étaient déjà inscrits à l’université, réduisait la rémunération à moins de 2000 € et autorisait que ces stages ne soient proposés qu’aux seuls admissibles. Le Rectorat de Créteil ayant saisi cette possibilité, une cinquantaine d’étudiants de Seine-Saint-Denis non admissibles se retrouvaient privés de la rémunération promise.

Des assemblées générales quasi quotidiennes, le blocage d’un conseil de formateurs suivi de celui du site de Livry-Gargan (93), un rassemblement devant le Rectorat le 11 janvier et des articles dans la presse sont venus à bout des résistances du représentant académique du ministère de l’Education nationale.

Le Rectorat a fini par accepter de financer 100 stages en responsabilité ouverts aux étudiants non admissibles (50 en Seine-Saint-Denis et 50 en Seine-et-Marne)

Certains se sont étonnés que nous puissions nous mobiliser cette année pour que des étudiants effectuent des stages en responsabilité après nous être opposé à la réforme de la formation des enseignants précisément parce qu’elle consiste à envoyer dans les classes des personnes non formées.

Dès le début du mouvement, les étudiants et formateurs ont réaffirmé leur opposition à cette réforme et leur revendication d’une formation professionnelle rémunérée de deux ans située après la réussite d’un concours ouvert à bac + 3, constituant au total, quand on y ajoute l’année de préparation du concours, un niveau d’étude de bac + 6 pouvant être validé par un master.

Dans le cadre actuel, la seule solution acceptable parce qu’elle ne met pas les étudiants en difficulté dans les classes et parce qu’elle ne sacrifie pas les élèves est celle d’un stage de pratique accompagnée rémunéré pour tous.

La cohérence des étudiants et des formateurs, de leurs combats d’hier à ceux d’aujourd’hui, est de s’opposer au désengagement de l’Etat de la formation des enseignants.

En effet, jusqu’à l’année dernière, l’Etat versait environ 16000 € aux enseignants stagiaires nouvellement recrutés durant leur année de formation professionnelle. Pour rendre sa réforme de la formation des enseignants plus acceptable, le gouvernement avait promis 3000 € pour tous dans une circulaire qu’une nouvelle est venue remplacer avant même qu’elle soit appliquée.

Chaque texte amène une nouvelle dégradation et transfère toujours plus sur les étudiants eux-mêmes des dépenses qui devraient être prises en charge par la collectivité nationale.


Ce succès d’importance ne mettra pas pour autant fin aux mobilisations.

- Les étudiants ne peuvent se satisfaire d’une rémunération de moins de 2000 € alors que l’Etat s’était engagé sur 3000.

- La mesure qui nous satisfait aujourd’hui est présentée comme exceptionnelle et ne devrait pas profiter l’an prochain aux étudiants inscrits aujourd’hui en master 1. Ce sont pourtant les mêmes promesses qui leur ont été faites.

- les étudiants de l’IUFM de Créteil qui suivent leurs études dans le Val de Marne sont laissés à l’écart de la solution proposée par le Rectorat.

- durant l’année qui suit la réussite du concours, la présence devant élèves des nouveaux recrutés ne doit pas dépasser 1/3 de l’année.

Ce premier succès a été permis par la combativité, l’unité et la solidarité des formateurs et des étudiants, qu’ils soient en M1 ou en M2, admissibles ou non. Il montre que d’autres avancées sont possibles. Il constitue un formidable encouragement pour de nouvelles mobilisations.


Texte adopté le 20 janvier 2011 à l’unanimité moins une voix par l’Assemblée générale des étudiants et formateurs de Livry-Gargan.

vendredi 14 janvier 2011

MARDI 11 JANVIER 2011 : GRANDE JOURNEE DE MOBILISATION A L'IUFM DE LIVRY POUR EXIGER LA REMUNERATION POUR TOUS DES STAGES EN M2.

- Dès 7h45, une trentaine d’étudiants et formateurs sont présents à l’IUFM de Livry-Gargan pour bloquer les accès aux étages. L’objectif est de rendre possible la participation du plus grand nombre à la journée d’action, en empêchant la tenue des cours afin que les étudiants n’aient pas à choisir entre participer à la journée d’action et assister aux cours.

- de 8h à 10h30, petit déjeuner géant dans le hall.


- Prise de parole au mégaphone de différents intervenants expliquant les raisons de la mobilisation : 1 M1, 1 M2 classique, 1 M2 hybride (adapté aux étudiants salariés), 2 PES (professeurs des écoles stagiaires nouvellement recrutés), 1 formateur.

- La pétition est massivement signée.

- de 10h30 à 12h, A.G dans un amphi plein à craquer : environ 130 personnes ! Sont présents dans l’assemblée des M1, des M2, des PES, des titulaires en formation continue, des formateurs.

Ordre du jour : constitution de la délégation reçue par la Présidente de l'UPEC et le directeur de l'IUFM de Créteil et de celle reçue par le secrétaire général du Rectorat. Définition de leur mandat. Organisation du covoiturage, du rangement et du nettoyage. Décision de prolonger le blocage l’après midi

- de 14h à 16h30 : rassemblement bruyant, festif et musical devant le Rectorat. Environ 100 personnes dont 30 étudiants de Bonneuil. De nombreuses pancartes et slogans expliquent les raisons du mécontentement et présentent les revendications. Présence de représentants syndicaux : CGT Educ’Action, Sud, Unsa. SNUIpp 94 et SnuiFO.

- Dans l’après midi, les bloqueurs restés à Livry lèvent le blocus, rangent le mobilier déplacé et rejoignent le rassemblement à Créteil.


- 16h30 : la délégation reçue par la Présidente de l’Université Paris-Est Créteil et le Directeur de l’IUFM de Créteil rejoint le rassemblement devant le rectorat pour un compte rendu (en cours de rédaction)

- Bonne couverture des événements par les média :

- présence à notre AG d’un journaliste de l’Humanité et du Parisien. Ils réalisent l’interview de 5 étudiants et d’un formateur. Articles publiés le lendemain.

- présence au rassemblement devant le rectorat de trois photographes : AFP, Humanité et Le Parisien

- interview téléphonique de journalistes de l’AEF et Libération.

Prochains rendez-vous :

- mercredi 12 janvier à 14h30 : délégation d’étudiants et de formateurs reçue par le secrétaire général du Recteur

- AG pour rendre compte des deux délégations et envisager les suites à donner : date à définir.

vendredi 7 janvier 2011

SI on amplifie la mobilisation, on peut obtenir le respect des engagements : un stage rémunéré pour tous !

Nous continuons de refuser une situation inacceptable :

Les étudiants se sont inscrits dans ce master comportant un stage en responsabilité pour tous rémunéré pour tous à hauteur de 3000 € net les 4 semaines.

2 jours avant les vacances de Noël, l’administration apprend aux non admissibles que leur stage en responsabilité sera remplacé par un stage de pratique accompagnée non rémunéré et que, pour les admissibles, la rémunération sera de moins de 2000€.

La mobilisation se développe

- délégation immédiate chez le directeur du site

- demande de rendez-vous au Recteur d’académie, à la Présidente de l’Université de l’UPEC et au directeur de l’IUFM de Créteil

- 4, 5 et 6 janvier : 3 AG réunissant au total environ 150 personnes : décision est prise d’organiser une grande journée d’action mardi 11 janvier, avec notamment rassemblement devant le rectorat de Créteil à 14h

- prise de contact avec les autres sites de l’IUFM, les médias, les syndicats étudiants et enseignants

- blocage par les étudiants du conseil des formateurs de Livry initié par le directeur du centre départemental de Seine Saint-Denis

- intervention des étudiants à la réunion des masters 2 de Bonneuil initié par le directeur de l'IUFM de Créteil


Les prochains rendez-vous seront décisifs pour obtenir le respect des engagements :

Vendredi 7 janvier :

- AG à 12h : blocage ou non du site de Livry mardi, durant la journée d’action ? Venez nombreux pour donner votre point de vue

- confection de pancartes et banderoles dans l’après midi pour le rassemblement devant le rectorat

- passage dans les salles de cours pour mobiliser tous les étudiants et leur proposer de signer la pétition


Mardi 11 janvier :

- 7h : blocage des couloirs d’accès aux cours si la décision est prise demain par l’AG (si vous êtes opposé à cette action, venez en débattre à l'A.G)

- 8h : petit déjeuner géant

- 8h30 : A.G

- 10h30 : conférence de presse + photos avec les pancartes


- 14h : RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT DE CRETEIL :

IL NE DOIT MANQUER PERSONNE !


LE NOMBRE DE MANIFESTANTS DETERMINERA LES RESULTATS DE LA DELEGATION DU LENDEMAIN

Mercredi 12 janvier :

- 14h30 : une délégation des étudiants et des formateurs est reçue par le secrétaire du recteur d’académie


On peut gagner !

Dans les IUFM des académies de Poitiers et Versailles, les mobilisations ont permis d’obtenir la rémunération pour tous du stage en responsabilité !


jeudi 6 janvier 2011

IUFM 100 % mobilisé pour le respect des engagements !

Texte et pétition adoptés par l’A.G du 4 janvier 2011 réunissant 80 étudiants, formateurs et personnels du centre départemental de Seine Saint-Denis de l’IUFM de Créteil, Université Paris-Est Créteil.

Les engagements doivent être respectés :

un stage en responsabilité pour tous avec la rémunération promise !

Le master spécialité « Education et métiers de l’enseignement du 1er degré » proposé par l’Université Paris-Est Créteil comporte un stage en responsabilité accompagnée obligatoire. A maintes reprises, l’administration de l’IUFM de Créteil avait annoncé que ce stage serait rémunéré 3000 € net les 4 semaines.

Nous venons d’apprendre que les étudiants admissibles au concours auront une rémunération bien inférieure et que les non admissibles n’en percevront aucune.

Après avoir supprimé l’année de formation professionnelle rémunérée en alternance dont bénéficiaient jusqu’à l’an dernier les enseignants nouvellement recrutés, après avoir donc remplacé une formation payée par des études universitaires payantes, le ministre de l’Education nationale et son représentant dans l’académie de Créteil viennent de décider de réduire pour les uns, de supprimer pour les autres la source de revenu que constitue pour les étudiants le stage en responsabilité accompagnée.

Cela s’effectue dans le mépris et le reniement total des engagements pris.

Certains étudiants, comptant sur ce pécule, - et sur invitation de l’administration ! - sont allés jusqu’à démissionner de leur emploi. D’autres, les étudiants salariés non admissibles, devront demander, sans garantie de l’obtenir auprès de leur employeur, un congé sans solde pour effectuer un stage obligatoire … gratuit !

Soucieux de la qualité de l’enseignement dispensé dans l’école publique, nous réaffirmons notre opposition globale à la réforme de la masterisation qui a cassé la formation des enseignants et nous continuons de réclamer une formation rémunérée en alternance de deux ans après le concours ouvert à bac + 3.


Dans l’immédiat et pour cette année, nous exigeons le respect des engagements pris : un cursus identique pour tous (quels que soient les projets professionnels de chacun) et donc un stage identique pour tous rémunéré pour tous à hauteur des promesses faites par l’administration.

mercredi 3 novembre 2010

On continue !

Après les congés scolaires, l’adoption de la réforme des retraites par le sénat et l’assemblée nationale, la journée de grève et de manifestation du 28 octobre :

Où en est-on ? Que fait-on ?

AG des M1, M2, Stagiaires, formateurs, personnels administratifs, de service et d’entretien de l’I.U.F.M. de Livry

Vendredi 5 novembre de 12h à 13h au petit amphi.


Manif de samedi 6 novembre :

République - Nation 14h30

parcours 1 : République- Bastille – Av. Daumesnil- Bd Diderot pour plus de facilité - Nation
CGT, CGC, CFDT

parcours 2 : République- Bd Voltaire- Nation
UNSA, Jeunes, FSU, CFTC, Solidaires, FO

Rendez-vous I.U.F.M. de Créteil :
14 h 30 à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du quai de Valmy.
Se munir de gilets jaunes fluo, banderoles, pancartes, instruments et objets sonores.
On défile sous le ballon intersyndical « enseignement supérieur et recherche »

mercredi 20 octobre 2010

L'IUFM dans l'action jeudi 21 octobre

Au programme demain :


- débrayage à la pause à 10h

- A.G dans le petit amphi de 10h à 11h30

- 11h30 – 12h : repas

- 12h : départ de l’IUFM en cortège de voitures vers Bobigny

- 12h30 : participation à la manif départementale interprofessionnelle et intersyndicale de la Bourse du Travail de Bobigny vers la préfecture.

PUISSANTE MOBILISATION DES PROFESSEURS DES ECOLES STAGIAIRES (P.E.S) A L'IUFM DE LIVRY

Les formateurs de l'I.U.F.M. ont proposé aux P.E.S d'écourter leurs cours du matin pour se réunir en assemblée générale afin d'évoquer leur situation. L'A.G s'est tenue dans un amphi plein à craquer (environ 140 personnes). Les P.E.S ont dans un premier temps dénoncé les mauvaises conditions d'accueil qui leur étaient parfois réservées dans les écoles. Le débat a ensuite consisté à analyser leur situation et à en désigner les vrais responsables : les nouveaux recrutés se retrouvent sans formation face aux élèves car le gouvernement a détruit la formation des enseignants.

Les P.E.S ont décidé de prolonger cette A.G l'après midi afin d'envisager des modalités d'action. Plus de 160 d'entre eux y ont participé !
Ils ont rédigé un cahier de doléance qui sera porté à l'inspection académique. Les convergences avec les parents d'élèves, les maîtres formateurs et les syndicats enseignants seront recherchées.

RASSEMBLEMENT UNITAIRE JEUDI 21 OCTOBRE A 12H30 DEVANT LA BOURSE DEPARTEMENTALE DE BOBIGNY

à l'appel de 93 unitaire CFDT, UNSA, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU


Déclaration unitaire des Organisation Syndicales de Seine-Saint-Denis.

Le gouvernement et les parlementaires continuent à rester sourds aux attentes d’un mouvement social profond et fort qui ne cesse de s’amplifier et de s’exprimer sous des formes d’actions multiples. Ce mépris face aux exigences portées par les salariés et les organisations syndicales, bafoue la démocratie sociale et rend responsable le Président de la République et le gouvernement des conséquences d’un tel blocage.

Les mobilisations du 12 octobre et du 16 octobre ont été de très haut niveau.

La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.

Le succès des journées d’actions depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition.

Le gouvernement et les parlementaires continuent néanmoins à rester sourds aux attentes d’un mouvement social profond et fort qui ne cesse de s’amplifier et de s’exprimer sous des formes d’actions multiples. Ce mépris face aux exigences portées par les salariés et les organisations syndicales, bafoue la démocratie sociale et rend responsable le Président de la République et le gouvernement des conséquences d’un tel blocage.

Les Organisations Syndicales Départementales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA, décident de donner encore plus de résonnance à la voix des salariés.

Dans cette période charnière, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires.

Elles décident l’organisation de départs locaux en manifestation sur tout le département pour converger vers un rassemblement unitaire jeudi 21 octobre à 12h30 devant la Bourse Départementale du Travail.

Ce rassemblement sera suivi d’une manifestation de la Bourse Départementale du travail (1 place de la libération à Bobigny – Tramway T1 : Libération) vers le parvis de la Préfecture de Bobigny.

Une délégation demandera à être reçue par le Préfet.

Des prises de paroles seront organisées.

mardi 19 octobre 2010

LA MOBILISATION S'AMPLIFIE A L'IUFM DE LIVRY

Lundi 18 octobre :

- 70 personnes en A.G. Présence importante des personnels de service et d'entretien.
Décision est prise de dénoncer à la fois la réforme des retraites et la casse des services publics en général, de la formation des enseignants en particulier.

-manifestation d'une cinquantaine de personnes dans la ville vers la mairie, la poste, les ateliers municipaux, les collèges alentours, la RN3 ... Distribution d'un tract.

Mardi 19 octobre :

- présence nombreuse, bruyante et déterminée de l'IUFM de Livry (environ 60 - 70 personnes) dans la manif parisienne. Principal slogan : "Grève générale jusqu'au retrait total !"

Prochains rendez-vous :

- Mercredi 20 octobre : A.G à 10h30 avec les Professeurs des Ecoles Stagiaires (PES), étudiants de M1 et M2 et les personnels de l'IUFM

- jeudi 21 octobre : A.G le matin (horaire à préciser) pour aller collectivement à la manif départementale
Rendez-vous devant la Bourse du Travail de Bobigny jeudi à 12h30.
Prévoir gilets jaunes fluo, instruments et objets sonores, pancartes avec slogans

lundi 18 octobre 2010

MANIF DU 19 OCTOBRE 2010

MANIF DÉCISIVE DEMAIN : SOYONS PLUS NOMBREUX QU’AUX PRÉCÉDENTES ! ! !



Alors que le gouvernement truque le nombre des manifestants pour faire croire que le mouvement s’essouffle,

alors qu’il tente d’intimer les jeunes en leur tirant dessus aux flash-balls ou en les arrêtant,

alors qu’il tente de briser les occupations des raffineries par la violence policière et les réquisitions,

alors qu’il tente de faire croire que sa politique est la seule possible



démontrons notre détermination et notre puissance ! ! !



Exigeons que la retraite à 60 ans à taux plein après 37,5 annuités de cotisation soit financée par les cotisations patronales et la taxation des transactions financières, stocks options et autres retraites-chapeaux …



Rendez-vous de l’I.U.F.M de l’académie Créteil



Mardi 19 octobre à 13 h 30 place d’Italie devant la mairie du XIIIème arrondissement



Se munir de gilets jaunes, instruments et objets sonores, pancartes avec slogans





Prochain rendez-vous : mercredi 20 octobre à Livry pour accueillir les Professeurs Stagiaires (PES)

MANIF du 16 OCTOBRE 2010

I.U.F.M. DE CRÉTEIL EN LUTTE

TOUS À LA MANIF



Samedi 16 octobre à 14 h 30

Métro République



Une AG a réuni 120 personnes (étudiants, formateurs, stagiaires, personnels administratifs et d’entretien) vendredi 15 octobre sur le site de Livry-Gargan (93) de l’IUFM de Créteil (Université Paris-Est-Créteil).



Il a été décidé de défiler ensemble derrière une banderole « IUFM de Créteil ».



Rendez-vous à 14 h 30 à l’angle de la rue du Faubourg du Temple et du quai de Valmy.



Se munir de gilets jaunes fluo, instruments et objets sonores.



Nous étions unanimes pour exiger le retrait de la réforme des retraites comme nous étions unanimes pour dénoncer la casse de l’Ecole publique en général et de la formation des enseignants en particulier.



Faut-il limiter nos mots d’ordre à la seule question des retraites ou bien les élargir à la question de l’Ecole et de la formation des enseignants ? Faute de temps, cette question n’a pu être tranchée. Elle le sera à la prochaine AG, lundi 18 octobre à 8 h 30 dans le petit amphi de Livry



En attendant une prise de position collective, chacun se confectionne une pancarte avec le mot d’ordre de son choix.

jeudi 3 juin 2010

Le recrutement et la formation des enseignants devant le Conseil d'Etat !

Communiqué de Sauvons l'Université !
2 juin 2010


La FCPE, Sud Education et Sauvons l'Université attaquent la réforme du recrutement et de la formation des enseignants au Conseil d’Etat.

La réforme du recrutement des enseignants a été inlassablement dénoncée depuis deux ans par l’ensemble de la communauté éducative (parents, enseignants, universitaires, formateurs, inspecteurs, chefs d’établissement, étudiants, organisations représentatives, sociétés savantes et associations) ; elle a été rejetée dans toutes les commissions paritaires.

A une semaine de l’ouverture des inscriptions aux concours de recrutement de l’année 2011 (Professorat des écoles, CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, CPE et documentalistes), le gouvernement a publié une série de textes qui définissent le cadre réglementaire de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants.

En conséquence, SLU, conjointement avec la FCPE et SUD-Education a déposé aujourd’hui au Conseil d’État 6 requêtes en annulation, toutes assorties d’une demande de référé-suspension auprès du Conseil d’Etat.

La requête conjointe concerne deux textes ou séries de textes clés du dispositif de réforme du recrutement des enseignants, qui soulève, au-delà du calendrier intenable pour les étudiants et les préparateurs, des interrogations juridiques majeures : 1/ la circulaire du 25 février 2010 relative au dispositif d’accueil, d’accompagnement et de formation des enseignants stagiaires des premier et second degrés et des personnels d’éducation stagiaires ; 2/ Les arrêtés du 5 mai 2010 autorisant l’ouverture de différents concours de recrutement (PE, CAPES, CAPLP, CAPEPS, CPE).

L’action juridique que nous engageons découle de l’attitude du gouvernement. Après avoir refusé d’entendre les analyses techniques argumentées dénonçant le caractère inapplicable de cette réforme, il publie soudainement une cascade de textes réglementaires. Face à une mobilisation persistante, le ministère de l’Education nationale a reporté jusqu’à la veille des inscriptions aux concours la publication des textes qui doivent obligatoirement encadrer cette réforme. Il a mis en place un dispositif juridique à l’introuvable cohérence : il tente de répondre à des difficultés techniques insurmontables, trop longtemps niées, alors qu’elles étaient pointées par les syndicats et les associations.

À une année scolaire 2010/2011 que chacun s’accorde à juger nécessairement chaotique, et qui aura des conséquences graves pour les enseignants, les élèves et les candidats au concours, nous préférons une clarification juridique immédiate et le maintien pour l’heure d’une formation qui a fait ses preuves, dans un cadre législatif et réglementaire certain.

Sauvons l’Université !

vendredi 7 mai 2010

Réponses de l'I.A aux enseignants en grève et aux parents d'élèves de l'école Marie Curie de Bobigny en lutte contre les remplacements confiés à des étudiants.

Compte rendu de l'audience à l’Inspection Académique
jeudi 6 Mai 2010, Bobigny

Présents :
Messieurs les Inspecteurs : M.Dutot et M.Mahieux
La délégation : 2 parents d'élèves (école M. Curie), 1 directrice (école M. Curie), 4 enseignants (école M. Curie), 1 enseignante du secondaire et 1 représentant syndical.

Exposé de la situation par la délégation :

Contexte
Suite à la venue d’une remplaçante en « contrat 108 heures », l’équipe de l’école Marie Curie de Bobigny se met en grève, pour manifester son désaccord et dénoncer cette solution inadaptée, qui répond de façon insatisfaisante au manque de plus en plus pressant de remplaçants sur le département.

Le constat
Du fait du manque cruel de remplaçants la situation est très difficile sur l’ensemble du département depuis Septembre. Cette situation est dénoncée depuis le début de l’année, par l’ensemble des collègues et les parents d’élèves soutenus par les organisations syndicales et la FCPE.
Cette situation provoque depuis le début de l'année d'importants dysfonctionnements :
- instabilité pour les élèves dont l'absence de l'enseignant se traduit par leur envoi systématique dans d’autres classes que la leur, voire même par le fait de rester chez eux !
- inquiétude et mécontentement des parents dont les enfants ont un enseignant absent, non-remplacé, parfois sur des périodes longues.
- difficultés supplémentaires pour l’enseignant d’ordre quantitatif (sureffectifs) mais aussi qualitatif : répondre aux besoins des enfants « répartis » qui ne sont pas de leur classe tout en continuant d’assurer pour les enfants de leur classe, un enseignement de qualité. Cette difficulté est d'autant plus accrue que cette situation d’accueil temporaire d’enfants d’autres classes n'est pas exceptionnelle mais semble s’installer comme une nouvelle composante du métier.

La situation antérieure
Tous les ans, le recrutement sur la liste complémentaire permettait de répondre aux besoins les plus urgents dans les circonscriptions. Nous étions déjà dans une situation de dérive, puisqu'à l'origine la liste complémentaire devait simplement servir de variable d'ajustement, les remplacements devant être assurés comme il se doit, par des enseignants formés et titulaires. Or, depuis plusieurs années dans notre département, une part non négligeable des remplacements a été organisée en comptant sur les effectifs de la liste complémentaires. De simple variable d'ajustement, l'ouverture de la liste complémentaire a donc été intégrée structurellement dans la gestion des effectifs. Des remplacements étaient massivement et régulièrement pourvus par des stagiaires non formés et non titulaires, ce qui était déjà regrettable.
Toutefois, si ces stagiaires recrutés sur la liste complémentaire n’avaient pas encore eu de formation :
- ils faisaient partie de ceux qui avaient presque réussi le concours (le nombre de postes diminuent, plus de 900 en 2007 contre moins de 700 cette année. Dès lors, les candidats retenus sur la liste complémentaire en 2009, auraient été sur liste principale en 2007).
- ils étaient dans la perspective d’une formation et dans la sérénité d’un statut propice à l’entrée dans le métier.
- ils bénéficiaient d’un accompagnement certes insuffisant mais existant.

La situation actuelle
C’est la première année que le Ministère refuse obstinément de faire appel à des professeurs des écoles stagiaires recrutés sur la liste complémentaire.
Ce refus, directement en lien avec la suppression de la formation professionnelle et celle des IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres), a eu pour effet direct l’impossibilité de remplacer les absences des collègues titulaires, donc :
- la pénalisation des élèves et des équipes pédagogiques.
Des parents d’élèves et des organisations syndicales ont pourtant obtenu une audience le 20 janvier dernier, avec des représentants du ministère de l’Education Nationale qui ont reconnu qu’il « manque 100 postes de remplaçants en Seine-Saint-Denis ».
Le ministère partage donc notre constat : il manque des enseignants-remplaçants dans les écoles de notre département.
Malgré cela, la « solution » choisie est le recrutement, sur des contrats précaires, d’étudiants préparant le concours. Ils sont embauchés en CDD pour 4 semaines ou plus, à 750 euros/semaine. Comment refuser cette offre lorsqu’on est souvent, de part la situation d’étudiant, dans des situations précaires ?
Mais comment, pour des enseignants formés et expérimentés, ne pas s’interroger sur la valeur et la reconnaissance de leur travail, lorsque l’administration décide de les remplacer par des personnes sans expérience d’enseignement, sans formation avec une rémunération deux fois plus élevée ?

Par cette attaque frontale contre la profession et ses statuts, c’est le cadre global du service public d’éducation qui est menacé !

Pour les bénéficiaires de ces CDD :
La réalité est :
- Une chance incertaine de devenir enseignant car conditionnée par la réussite du concours.
- Un gain d’argent conséquent immédiat.
La perspective n’est plus :
- D’accéder au statut de professeur des écoles stagiaire avec une année de formation initiale rémunérée à l’IUFM.
- De devenir enseignant.

Ce que l’Etat propose actuellement aux étudiants, c’est :
- un contrat précaire sans aucune possibilité de titularisation.
- une période de 4 semaines (voire plus) de stage en responsabilité pendant la période cruciale de préparation des épreuves (au risque de provoquer, pour eux, une hausse du taux d’échec au concours). Et s’ils sont, malgré cela, reçus : aucune formation initiale rémunérée en alternance à l’IUFM.

Ce que nous demandons pour les étudiants qui se destinent au métier d’enseignant :
- une allocation de préparation au concours pour les étudiants (comme cela existait dans les années 90 pour préparer des concours enseignants)
- des stages d’observation dans des écoles, en fonction des besoins exprimés et de leurs disponibilités.

Ce que nous demandons pour pallier le manque de remplacements :
- des postes spécifiques sont attribués à des professeurs Titulaires-remplaçants (ZIL et Brigades). Si la Seine-Saint-Denis manque de personnels, il faut en recruter !
C’est pourtant une évidence qui nous mobilise : nous exigeons des remplaçants-titulaires pour assurer les remplacements !
Il n’est pas acceptable de substituer des contrats précaires au statut existant.
Les enseignants-remplaçants ont choisi ces postes. Ce sont des professeurs formés.

Pour toutes ces raisons, les enseignants de l’école Marie Curie de Bobigny sont en grève à partir d’aujourd’hui pour obtenir :
- Le remplacement du collègue absent par un Professeur des Ecoles-ZIL ou Brigade départementale.
- Le maintien à l’école de l’étudiante stagiaire inscrite au concours 2010, pour effectuer un stage d’observation dans les classes, en gardant sa rémunération et un vrai suivi.
En effet, elle n’a reçu aucune visite de conseiller pédagogique ou tout autre accompagnement, ce qui pourrait faire penser qu’elle intervient dans le cadre d’un stage et non dans celui d’un job très bien rémunéré.

Réponse de M. Dutot (Inspecteur d’Académie Adjoint):

" Il y a une grande différence entre les discours militants que vous tenez et les besoins du service public d'éducation que nous représentons.
Je fais preuve, dans l'exercice de mes fonctions d'inspecteur d'académie, de neutralité républicaine.
Les accusations contre la nouvelle formation enseignante que vous formulez sont très sévères. Elles témoignent d'une vérité qui s'impose pour vous. A vous écouter, on n’aurait pas le droit de faire des expérimentations.
De toute façon, la « Masterisation » est une réalité qui va s'appliquer. Nous sommes dans une période de transition. L'année prochaine, le stage en responsabilité
[comprendre CDD !] sera inscrit dans le cursus des Masters.
Le CDD n'est pas un contrat précaire
[sic !], d'ailleurs c'est un stage. C'est une vraie opportunité d'accomplir un complément de formation en vue de la préparation au concours. Il y aura d'ailleurs 60 % de professionnalisation dans le Master. Ça sera l'équivalent d'un DESS professionnel.
Nous n'avons pas eu l'autorisation d'ouvrir la liste complémentaire car il y aura, l’année prochaine, deux promotions qui arriveront sur le terrain en même temps. Il y aura un surnombre d'enseignants dans les écoles du département".

Questionné sur la sécurité des enfants placés sous la responsabilité de stagiaires inexpérimentés et non accompagnés, M. Dutot répond :
"La sécurité ne repose pas sur les épaules d'une seule personne, mais sur une équipe. D'ailleurs, vous savez bien qu'en cas de problème, l'Education Nationale soutient ses agents, la plupart du temps.
Il faut contextualiser ce qui se passe en ce moment. Vous tenez des propos alarmistes. Vous êtes aussi fonctionnaires, ne l'oubliez pas !
Si le congé maladie du collègue absent se prolonge lundi, nous aviserons avec l'IEN de circonscription. »

mercredi 14 avril 2010

LETTRE OUVERTE DES FORMATEURS DU CENTRE DE LIVRY-GARGAN DE L'I.U.F.M. DE CRETEIL A M. L'INSPECTEUR D'ACADEMIE DE SEINE-SAINT-DENIS

Livry-Gargan, le 14 avril 2010,





Objet : remplacements d’enseignants titulaires confiés à des étudiants.





Monsieur l’Inspecteur d’Académie de Seine-Saint-Denis,





Ces derniers jours, vos services ont envoyé aux étudiants qui préparent le concours de recrutement des professeurs d’école (PE1) au centre de Livry-Gargan de l’I.U.F.M. de Créteil le message suivant :



« Dans le cadre de la masterisation et comme vous êtes inscrit(e) au CERPE 2010, l'inspection académique est en mesure de vous proposer un stage de formation en responsabilité en classe à compter du 05 AVRIL 2010.



Si cette proposition vous intéresse, merci d'entrer en contact avec Mme … »



En tant que formateurs, nous faisons tout notre possible pour que ces jeunes réussissent leur concours d’autant qu’en cas d’échec, ils ne pourront pas forcément retenter leur chance l’an prochain. En effet, la réforme dite de « masterisation » rend l’inscription en master 2 obligatoire pour s’inscrire au concours alors qu’une licence suffisait jusqu’à présent.



Proposer un pseudo-stage de formation à ces jeunes est révoltant à plusieurs titres.



● Révoltant parce que nous sommes à quelques semaines des épreuves qui commencent le 27 avril et que rien ne devrait venir perturber les dernières révisions.



● Révoltant parce que ces remplacements rémunérés 750 euros net la semaine soit 3000 euros net le mois attireront en premier lieu des étudiants d’origine modeste et leur feront courir un risque d’échec à leur concours.



● Révoltant car ces jeunes à qui vous confiez des élèves n’ont pas appris à enseigner et n’auront pas, pour cause de révision, la disponibilité nécessaire. On peut légitimement s’étonner qu'une administration si prompte à exiger un service minimum en cas de grève, afin que les élèves ne perdent pas un seul jour d'école, se montre aussi indifférente à la qualité de l’enseignement dispensé, durant plusieurs semaines.



● Révoltant pour la violence du premier contact avec le métier que ces étudiants vont subir. Des étudiants envoyés précédemment dans les classes ont été gravement chahutés, au point que l’un d’eux a abandonné sa classe et ses élèves au cours de la première journée, un autre s’est retrouvé avec un élève sur le dos, au sens propre du terme. Une autre étudiante, pour se faire respecter, a tellement sévi que les élèves ont fait une manifestation dans la cour et ont refusé de remonter en classe dès la récréation de la première matinée de sa prise de fonction ! Auparavant, elle avait puni un élève pour un travail non fait, ignorant que celui-ci, handicapé, était dans l’incapacité de le faire ! Elle s’est effondrée en larmes dans le bureau de la directrice. On peut aussi imaginer les difficultés que les enseignants suivants rencontreront pour reprendre en main ces élèves.



● Révoltant pour les risques encourus par les élèves. Certains étudiants ignorent qu’il faut faire l’appel ou que certaines précautions doivent être prises quand on traverse une partie de la ville avec ses élèves pour se rendre par exemple au gymnase.

Quelle garantie prenez-vous concernant le respect et la transmission des valeurs républicaines au sein de l’Ecole publique ? Quelle garantie contre le prosélytisme religieux par exemple ?



● Révoltant car ces remplacements sont déguisés en stage de formation alors qu’aucune préparation, aucun accompagnement ne sont prévus ni par des formateurs I.U.F.M ni par des maîtres formateurs. Afin d’éviter des réactions d’hostilité de la part de parents, votre recrutement de non-enseignants s’effectue dans le plus grand secret. Les formateurs ignorent l’identité des étudiants volontaires tandis que les équipes des écoles où ces remplacements vont être effectués ignorent le statut d’étudiant des personnes qui arrivent.



● Révoltant à cause des dysfonctionnements que ces remplacements risquent d’engendrer dans les écoles et de la surcharge de travail pour les titulaires qu’ils occasionneront. Les chahuts vont nécessairement obliger les enseignants des classes voisines à laisser leur propre classe pour intervenir dans celles confiées aux non-enseignants. L’aide que les titulaires ne manqueront pas d’apporter à ces jeunes démunis s’effectuera sur le temps libre, durant la récréation, le temps de repas, le soir au téléphone ou par mail.





La décision du gouvernement de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux crée naturellement de graves problèmes de remplacement. De nombreuses classes se retrouvent sans enseignant, les élèves sont répartis dans d’autres classes, leur scolarité est sacrifiée et les conditions de travail des enseignants qui accueillent ces élèves se dégradent.



Dans l’intérêt des élèves, des étudiants et des enseignants, nous vous demandons de renoncer à envoyer dans les classes des non-enseignants et de réclamer du gouvernement une augmentation du nombre de postes au concours à hauteur des besoins ainsi que l’abandon de la réforme dite de masterisation qui consiste à envoyer dans les classes, en responsabilité, des étudiants en master 2 et des nouveaux recrutés non formés.





Nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’académie, l’expression de notre attachement à la qualité de notre École publique.







l’Intersyndicale des formateurs de l’I.U.F.M. de Créteil, site de Livry-Gargan, Université Paris-Est Créteil Val de Marne.

mardi 13 avril 2010

NOUS N'ACCEPTONS PAS ...

Nous, parents d'élèves, étudiants, enseignants du premier, du second degré et du supérieur, formateurs et enseignants des IUFM et des UFR, BIATOSS, chercheurs, réunis en assemblée générale unitaire ce 10 avril, n’acceptons pas une politique destinée à détruire jusqu’à l’idée même de service public de l'Éducation et à faire de la formation et l’éducation des marchandises.

Cette attaque contre l’éducation s’inscrit également dans une entreprise de casse du travail qui frappe aussi bien le privé que tous les secteurs du public : santé, recherche, justice, culture, pôle emploi.

Nous n’acceptons pas que l’idéologie managériale étende sans cesse son empire, avec les conséquences que l’on sait (exemple de France Télécom notamment).

Ensemble contre la destruction de l’Éducation nationale,
de la maternelle à l’université

Nous continuons à refuser l'opération de casse de l'Éducation nationale baptisée « mastérisation ». Nous affirmons à nouveau, avec la quasi-totalité des syndicats, des associations, des sociétés savantes et un très grand nombre de conseils d'UFR, de conseils centraux d'universités, que nous n'acceptons pas que, sous prétexte d’économies, mais en réalité pour privatiser et marchandiser le savoir, on sabote irrémédiablement la formation des enseignants, que l'on tue les IUFM, les formations à la recherche, que l'on contraigne les nouveaux enseignants à prendre en charge des classes à temps plein dès la première année, sans véritable formation, et que l'on dénature les concours de recrutement, compromettant ainsi durablement la qualité de l'enseignement.

Au moment où le ministre réunit des « États généraux de la sécurité à l'École »,

• il organise en même temps les conditions nécessaires au développement de l'insécurité pour 1,6 millions d'élèves, leurs enseignants-stagiaires non formés, premières victimes de cette réforme, et les établissements où ils seront affectés,

• Il organise une managérialisation de la gestion des établissements et des personnels, qui déstabilise la situation des agents titulaires et généralise la précarité.

Nous réaffirmons, avec les 80 000 signataires de la pétition nationale, qu'enseigner est un métier qui s'apprend et que la formation des enseignants est un investissement indispensable à l'avenir du pays.

Ce que nous exigeons, dès 2010-2011

Nous exigeons, dès 2010-2011 que :

• Les décrets de juillet 2009 soient abrogés et la réforme abandonnée

• Les nouveaux enseignants n'effectuent qu'un tiers de leur service de référence et bénéficient d'une véritable formation au métier pendant les deux tiers restants,

• On puisse s'inscrire au concours de professeur des écoles et au CAPES avec une licence, à l'agrégation avec une première année de Master,

• Soit réaffirmé le rôle central des IUFM, et le rôle des maîtres-formateurs (détenteurs d’une certification) dans la formation des futurs enseignants,

• Soient restitués les 16 000 postes supprimés dans l'Éducation nationale,

• Le recrutement de non-titulaires soit arrêté,

• La préparation aux concours et une vraie année de formation après le concours soient reconnues par une équivalence de Master,

• Le calendrier actuel et le contenu des concours de recrutement soient maintenus,

• La préservation, la conservation, l’entretien et le développement de l’intégralité du patrimoine public de l'Éducation nationale soient assurés de façon pérenne,

• Soient abandonnées les réformes qui attaquent le premier degré (évaluations nationales, suppression des RASED, réduction du temps scolaire, aide personnalisée, stages de remise à niveau, risque de mise en place des EPEP),

• Soit abandonnée la réforme des lycées, en préparation pour la prochaine rentrée, qui entraîne la diminution des Dotations Horaires Globales, l'augmentation des heures supplémentaires au détriment des heures postes, la précarisation de la fonction de professeur (stagiaires, contractuels), le dévoiement des savoirs enseignés au profit de pseudo compétences de pré-professionnalisation, l'arbitrage sur les DHG à l’échelle des établissements, générateur de conflits entre les disciplines et de concurrence entre les établissements.

Nous ne participerons pas à la mise en œuvre de ces mesures et nous nous y opposerons, jusqu'à l'abrogation des décrets et à l’abandon de la réforme. Nous ne contribuerons ni à la mise en place pour des étudiants de stages en responsabilité qui ne sont que des emplois précaires déguisés, ni à un « compagnonnage » sans moyens et sans ambition, ni à la confection de masters au rabais, ni à la préparation des concours.

Aujourd'hui, contribuer à la destruction de l'Éducation nationale ne saurait faire partie des obligations de service, « Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable », c'est garantir la qualité du service public contre l'acharnement idéologique dont il est victime.

Nous soutiendrons solidairement tout personnel en butte à des pressions hiérarchiques et à des mesures de rétorsion disciplinaires ou autres, pour faits de résistance à la destruction de l'Éducation nationale, de la maternelle à l’université.

Tout (re)commence en mai

Nous appelons tous les citoyens, étudiants, stagiaires, parents, enseignants, BIATOSS, de la maternelle à l’université, tous les syndicats à se mobiliser pour que ces « réformes » soient définitivement rejetées.

Nous appelons à un mot d’ordre unitaire de toutes les organisations syndicales pour le retrait immédiat de ces « réformes » qui devra permettre de les balayer.

Nous appelons tous les personnels à œuvrer dans le sens d’une grève reconductible dès le mois de mai.

Nous nous réunirons à nouveau le samedi 15 mai pour faire ensemble un nouveau bilan d'étape, élargir et renforcer les moyens d’action. Nous proposons dès maintenant à tous ceux qui sont prêts à se battre pour défendre l'Éducation nationale des pistes pour entrer dès maintenant dans l'action :

• Nous proposons de réfléchir dès aujourd'hui à la possibilité de mettre en place une grève des examens et un blocage des concours de recrutement si le ministère s'obstinait à les organiser en automne.

• Nous appelons à organiser et à animer des assemblées générales unitaires et transversales de villes et d’arrondissement, pour développer et coordonner localement des luttes de la maternelle à l'université.

• Nous recommandons d'imaginer des actions visibles : Nuit des écoles/universités/IUFM, marches nocturnes, pique-niques, etc., selon les possibilités locales.

• Nous soutiendrons toutes les actions de refus collectif d’être tuteur et d'organiser, d'encadrer ou d'évaluer des stages en responsabilité avant les concours.

• Nous coordonnerons les différents mouvements en cours dans l'Éducation nationale : interconnexion des listes de diffusion et des sites Internet (CNU, SLU, CNFDE, syndicats, AG locales, Appel des appels, etc.), liens entre les collectifs de pilotage.

• Nous proposons de préparer une grève nationale par des actions coordonnées de grève par roulement (une journée) et de « grève marchante » (les grévistes d'un établissement vont à la rencontre des établissements voisins).

• Nous recommandons de s'opposer partout à la remontée des maquettes de masters « enseignement » et d'imposer la transparence dans les établissements sur leur élaboration.

• La pétition « 100 000 voix pour la formation des enseignants », qui dépasse aujourd'hui les 80 000 signatures, doit être complétée rapidement et sa remise au ministère donnera lieu à une action médiatisée.

• Nous appelons tous les jurys de concours à adopter des motions condamnant la réforme, à l'instar du jury du CAPES d'histoire-géographie.


La présente motion est destinée à être largement diffusée et à servir d'appui dans les conseils et les différentes instances pour appuyer les motions et les propositions d'action.

mardi 6 avril 2010

Le Père Noël au secours de la formation des enseignants !

Mardi 6 avril : Action très réussie cet après midi devant 3 écoles voisines de Montfermeil.

Nous étions environ 35 de l’IUFM de Livry + la FCPE qui était là avec ses militants, stand, estrade, sono, Père Noël, cadeaux, biscuits et boissons.

Après avoir déployé nos banderoles, nous sommes allés à la rencontre des parents d’élèves venus récupérer leurs enfants pour leur expliquer que ceux-ci risquaient d’être bientôt pris en charge par du personnel non formé, étudiants ou nouveaux recrutés.

Nous leur avons proposé de signer la pétition « 100 000 voix pour la formation des enseignants ». Munis de nos gilets jaunes et de pancartes avec des slogans, nous avons aussi distribué aux gosses des petits dépliants les invitant à demander chaque année au Père Noël un enseignant bien formé.

Tandis que le Père Noël s’occupait des enfants, un membre de la FCPE expliquait au micro les raisons de cette présence exceptionnelle au mois d’avril.

Nous avons recueillis 221 signatures en une demi-heure !

Nous avons été interviewés, photographiés et filmés par LCI et par le Parisien.

Nous avons aussi tourné nos propres images pour réaliser un film que nous diffuserons par internet.


A signaler : 2 pleines pages dans l’Humanité d’aujourd’hui 6 avril consacrées à la formation des enseignants avec photos et interview de PE1, PE2 et formateurs de Livry.


Prochains rendez-vous :

Réunion du Collectif 93 « de la Maternelle à l’Université »
Vendredi 9 avril à 18 h 30, à Bobigny, Bourse du Travail.


Manifestation départementale, de la Maternelle à l’Université,
organisée par la FCPE et les syndicats du 93 CGT Educ’action, Sud Education, FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT,
samedi 10 avril, 10h à Bobigny, de l’I.A à la Préfecture.
Rendez-vous promenade Jean Rostand / angle rue Claude Bernard

Réunion de la CNU, CNFDE et AG des établissements en lutte
Samedi 10 avril, 10h, à Censier.


L’IUFM de Livry sera présent à ces trois rendez-vous.

jeudi 25 mars 2010

La mobilisation se poursuit

COMPTE RENDU DE L'AG DU 24 MARS


La mobilisation de l'IUFM de Livry-Gargan constatée lors de la manifestation nationale du 23 mars était très forte. Nous étions très nombreux, plus de 150 personnes. Merci à tous pour votre présence.

Nous devons à tout prix continuer à nous mobiliser pour poursuivre la lutte engagée.

Le blocage de l'IUFM n'a pas été reconduit. Il a porté tous les fruits qu'on pouvait en attendre (cf. compte rendu du 19 mars) et d'autres formes d'action s'avèrent aujourd'hui plus pertinentes.

Les actions de communication à l'attention des parents d'élèves et des médias sont indispensables pour que la portée de nos revendications s'élargisse.

Une action a été retenue:


MARDI 6 AVRIL à 16h30

dans une école de Montfermeil (à préciser)



Un groupe de personnes munies de pancartes avec des slogans choc se déplaceront à la sortie d'une école pour informer les parents des risques de la réforme pour leurs enfants, les inviter à signer une lettre (que l'on aura préalablement rédigée) à adresser à l'Inspection académique, avec l'aide de la FCPE.

La médiatisation semble le moyen d’action le plus efficace pour la diffusion de nos revendications.

C'est pourquoi nous avons besoin de personnes chargées de contacter les médias (presse écrite, TV, radio) pour les informer de notre action et les inciter à se déplacer.

Des personnes doivent également se porter volontaires pour rédiger la lettre des parents à adresser à l'IA et d'autres se charger de la fabrication de pancartes.

Rejoignez-nous lundi 29 et mardi 30 pendant la pause méridienne en salle 111, plot bleu (en face de la salle des professeurs)

Soyez volontaires pour soutenir cette action. Inscrivez-vous sur le panneau d'affichage dans le hall.


Nous attendons toutes vos propositions quant à la poursuite du mouvement.

Contactez-nous par mail à collectifiufm93@gmail.com

lundi 22 mars 2010

GREVE ET BLOCAGE RECONDUITS A L'IUFM DE LIVRY

COMPTE RENDU DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES PE1, PE2, FORMATEURS DE L'IUFM DE LIVRY GARGAN.



Une assemblée générale regroupant 120 personnes s'est tenue ce matin à 10h30.

Toujours pour lutter contre les réformes, plusieurs décisions ont été votées:

· grève reconduite à l'unanimité pour mardi 23 mars.

· Blocage total du site mardi 23 mars.(dès 7h00)

· grève reconduite mercredi 24 mars sans blocage.



CALENDRIER DES ACTIONS :



Lundi 22 mars après midi :

· plusieurs PE2 de Livry-Gargan se sont rendus dans les IUFM de l'académie pour les informer de notre mobilisation et les inviter à nous suivre dans le mouvement.

Mardi 23 mars : journée nationale de grève et manifestation intersyndicale et interprofessionnelle public et privé.

La journée s'annonce très suivie, à titre d'exemple 86 % des professeurs d'école de Bagnolet seront grévistes.

· 7h00 blocage total du site de l’IUFM

VENEZ NOMBREUX PARTICIPER AU BLOCAGE : VOTRE PRESENCE EST INDISPENSABLE A SA REUSSITE.



· matinée : préparation de la manifestation (banderoles, chants, slogans...)

· midi : départ collectif de l’IUFM pour la manifestation.

· MANIF : 13H00 RDV à l'angle du boulevard du Temple et rue Charlot à Paris (métro République)

Se munir de gilets jaunes avec affichette portant slogan et mention « IUFM », objets sonores, banderoles...



Mercredi 24 mars :

· grève à l’IUFM sans blocage.

· 10h30 AG, une demande sera faite aux formateurs non grévistes de faire un cours sans pause de 8h30 à 10h30, pour permettre au plus grand nombre d'assister à l' AG.

· 18h30 réunion intersyndicale premier et second degré et de la FCPE de Seine Saint Denis à la Bourse du Travail Départementale de Bobigny.

Membres